I-1£S PAIIALYSIKS
M. l'abbé Sonnois est arrivé à Lourdes le jeudi soir, \ sepleiul)rc. A ee moment, Ions les accidents de sa maladie élaient à leur apogée. Le voyage l’avait beaucoup fatigué. Le 5 septembre, il va à la piscine, mais il n’obtient aucune amélioralion. Le soir du même jour, il était auprès de son frère, lorscpie l’abbé Noël vint demander qui devait célébrer le lendemain mardi la messe d’actions de grâces du pèlerinage. C’est moi! dit noire malade. On le regarde avec élonnement, on croit à un caprice. L’abbé insiste, on élude la
réponse.-
Le lendemain, d septembre, l’abbé, soutenu par deux aides, se traîne péniblement à la Grotte; il s’assied sur une chaise pendant la messe de son frère. La messe Unie, ou le soulève, on lui donne les vêtements sacerdotaux, on l’aide à s’approcher de l’autel. Il y avait trois ans qu’il n’avait pu célébrer la messe et lire son
bréviaire.
« Je veux faire la génuflexion, nous dit l’aljbé, et je la fais aisément; je monte facilement les marches de l’autel, je fais tous les mouvements, j’accomplis toutes les cérémonies des rites sacrés sans dilliculté, sans fatigue. Instantanément, tous les symptômes de la maladie avaient disparu.
« Je me tenais droit comme aujourd’liui ; les yeux étaient devenus excellents, les mains tremblantes avaient recouvré la sûreté des mouvements ; j’étais guéri !
« Dans cette journée, je marchai beaucoup, et le soir je fus pris de douleurs dans les reins ; ce furent les dernières traces de ma maladie ; elles disparurent brusquement dix jours après pour ne plus reparaître. Depuis lors, j’ai mené une vie fort active. J’ai pu sufTire à tout; je n’ai jamais ressenti la plus légère douleur, rappelant celles d’autrefois. »
]NL l’abbé Sonnois remplit les fonctions de vicaire général, travaille dans son cabinet huit heures par jour. A peine rentré à Saint-Dié, il faisait à pied des courses de dix kilomètres dans la montagne.
L’abbé nous dit encore : « Le sommeil, qui avait fui mes pau- Pi ères depuis des années, ne s’est pas interronqm une seule nuit;
l.KS GUANDICS GUKUISONS DK LOUUDKS
I l vue csl cxecllenlc; les Ibi-ecs ont gramii. Je suis au i>li>suiuc plein (le vie et au moral plein de joie, deux clioscs ([Uc depuis luen .les années ie ne eonnaissais plus. Je crois pouvoir alfirmer, et je
Pèlerinage breton.
le fais le cœur déliordanl de reconnaissance, (juc liprcme csl décisive et (jue je suis bien en possession d’une bonim santé. ..
Le médecin ordinaire avait porté le diagnostic d alaxie. es certain (jne ce diagnostic se justifiait pleinement en rappelant es accidents <|ue nous venons d’énumérer, les ilouleurs et leur caracicre, l’incoordination des mouvements. l’aU’aiblissemcnt de la vue, les troubles de l’intelligence, la paralvsie de la vessie, etc. -.1 sans pouvoir en préciser le terme, il considérait la maladte comme
incuiable.
M. l’abbé SONNOIS, frère de Mgr l’Archevêque de Cambrai,
guéri à Lourdes.
I,KS PAHAI.YSIKS