‹ Les grandes idées d'un grand peupleChapitre 15 sur 17 · AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE

Mère de notre race dont la force se pare de grâce juvénile, pourquoi donc tes aïeux, pourquoi tes pairs hautains n'ont-ils que dédains et sarcasmes pour nous dont la florissante jeunesse fait leur admiration sans désarmer leur haine?

Les feux éclatants de l'aurore qui empourprent nos collines resplendissent sur ton visage, ô race jeune et forte dont le regard, rayonnant d'espérance, est aussi radieux que ton ciel et dont le pas agile a la légèreté du cerf qui fuit dans les forêts.

Ah! laisse-les rouler du haut de leur orgueil et sois en paix sous la garde de tes fils. Car ils ne

savent pas, ceux-là, combien tu es aimée — ils ignorent combien d'hommes au cœur débordant d'amour et de courage se livreraient pour te défendre !

Trop haineux et trop fiers, ils n'ont pas su comprendre tout ce que nous valons; combien douces et bonnes ces gracieuses enfants qui sont notre parure comme la fleur pare les vallées, combien généreux ces fils aussi robustes que les chênes de tes monts.

Ils ignorent comment sur les rivières solitaires du West nous accueillons l'hôte qui vient vers nous. Combien chez nous la foi est vénérée. Combien sacrée la vérité. Partout dans nos demeures, sur les bords de l'Océan, comme au sein des forêts, règne l'amour de l'homme et la crainte de Dieu.

L'esclave et l'opprimé, d'où qu'ils viennent, sont toujours assurés de trouver sur nos seuils la paix et la liberté, un toit pour abriter leur pauvre tête et reposer leur corps brisé, du pain pour ^apaiser leur faim.

Toute puissance humaine se brise à nos frontières et se voit obligée de rappeler ses meutes en défaut.

Ah! belle jeune mère, la grâce sur ton front resplendira toujours plus éclatante et pour toi les années se lèveront toujours plus radieuses, toujours plus glorieuses dans l'éclat de tes cieux — tandis que chaque année passée te laissera plus prospère et plus forte.

Chaque heure qui s'enfuit fait ton regard plus vif et plus fier ton aspect, et quand tes sœurs aînées voudront encore souiller ton nom de leurs mots de mépris — ton regard, ton seul regard, fera mourir soudain le dédain sur leurs lèvres!

l'heure des enfants

Quand la nuit tombe, alors que s'éteint la lumière et que monte l'obscurité, alors vient l'heure qui fait trêve aux soucis du jour — celle qu'on nomme l'heure des enfants.

Dans leur chambre, au-dessus de moi, j'entends le piétinement léger de leurs pas, une porte s'ouvre et leur voix si douce et si claire arrive jusqu'à moi.

De mon bureau je vois descendre, dans un rayon de lumière, Alice si grave, Allegra si riante et Edith avec ses cheveux d'or.

J'entends comme un murmure et puis plus rien — et dans leurs yeux si gais, je devine qu'elles ont

fait quelque complot et médité tout un plan pour venir me surprendre.

Et tout à coup, les voilà qui de l'escalier s'élancent dans le hall, et par trois portes à la fois, elles envahissent mon domaine.

Elles s'élancent à l'assaut de ma tour, grimpent sur les bras et le dossier de mon fauteuil et, si j'ai l'air de vouloir fuir, elles m'entourent. Il me semble quelles sont partout à la fois.

Elles me mangent de baisers et leurs bras ceignent mon cou et je pense à l'évêque de Bingen sur le Rhin, dans sa maison des souris...

Pensez-vous donc, ô petits bandits aux yeux bleus, pensez -vous, lorsque vous avez ainsi escaladé ma muraille, qu'une vieille moustache comme moi ne vous vaut pas toutes trois.

Je vous tiens dans ma forteresse et vous ne m'échapperez pas, bandits — non bien au contraire restez dans le donjon — restez dans la tour ronde qu'est mon cœur.

Et je vous garderai prisonniers, toujours, toujours, jusqu'au moment où le temps aura ruiné la tour et réduit sa muraille en poussière.

De même que la sensation doit logiquement précéder la parole qui l'exprime et la communique, de même que la faculté de penser doit précéder l'art de bien dire, de même chronologiquement, chez tous les peuples, la science a dû précéder la poésie et la prose, et le savant a dû dominer les hommes avant le littérateur. Et par le mot de savant l'homme, dès son apparition sur la terre, a désigné celui de ses semblables qui lui apprenait des choses utiles à son existence, mais non encore observées par les foules.

En Orient, berceau du genre humain, l'homme des premiers âges n'avait pour foyer et pour guide que les lumières célestes. Il commença par adorer le soleil, source de chaleur et de fécondité, et par admettre comme intermédiaires, entre le soleil et lui ceux qui lui expliquaient le soleil et qui, connaissant le soleil, lui semblaient participer un peu à son action bienfaisante et toute-puissante. Ce furent les prêtres, ce furent les chefs.

La nuit, lorsque le soleil avait disparu, les étoiles s'allumaient dans la profondeur des cieux et elles marchaient vers un but déterminé, comme une troupe qui sait oii elle va. L'homme, perdu avec ses enfants et ses troupeaux, dans l'immensité des déserts avait besoin de savoir où allaient les étoiles, comme il avait besoin de savoir oii allaient les cavaliers qui passaient sur son horizon, et il se mit à suivre ceux de ses semblables qui connaissaient la route suivie par les étoiles. Les premiers chefs des peuples pasteurs furent des as-

tronomes, et ainsi toujours l'homme a été conduit à subir la suprématie du savant, le seul qui connût des choses utiles.

Tous les phénomènes qui accompagnèrent l'organisation des sociétés primitives se sont reproduits dans la rapide enfance de la société américaine. Et quand les pauvres colons hollandais ou anglais débarquèrent en Pensylvanie, ils avaient besoin de savants comme les nomades d'Orient. Ils avaient besoin avant tout de savants utiles, de médecins. Il ne manqua même pas, à cette société naissante, le phénomène primitif de la confusion de tous les pouvoirs entre les mêmes mains et de l'entassement sur la même tête du Pouvoir religieux, du Pouvoir civil et du Pouvoir scientifique. Les premiers magistrats des infortunés Pilgrims furent leurs pasteurs; leurs pasteurs étaient aussi leurs médecins. Ils étaient les seuls qui avaient lu et possédaient des livres de physique et de thérapeutique. La science médicale d'alors était d'ailleurs à la portée des intelligences moyennes; elle consistait avant tout, lorsqu'un homme était malade, à lui soustraire une partie de son sang au moyen de la saignée et à modifier ce qu'on lui laissait au moyen de tisanes et de plantes médicinales. La saignée ne dépassait pas le génie d'un barbier, quant aux mixtures de plantes, dès le moyen âge, on en enseignait les recettes aux petites filles dans les couvents, et, dans tous les jardins, un coin était réservé aux plantes, presque toutes violemment aromatiques, destinées à restaurer la santé humaine.

Il y eut donc dans cette première période des ministres de Dieu qui saignaient les hommes, et des femmes médecins dont quelques-unes acquirent une réputation considérable. La science médicale fut d'ailleurs vite fondée et les premiers Américains qui reparurent en Europe étaient de jeunes étudiants en médecine de l'Université d'Edimbourg, destinés à cumuler plus tard aux Etats-Unis les professions presque également rémunératrices de pharmacien et de médecin. La botanique prit un essor vigoureux. Dès la fin du dix-septième siècle on peut citer aux Etats-Unis des botanistes fameux même en Europe. Après les botanistes vinrent les mathématiciens dont les calculs se traduisent en recettes pour les charpentiers et les tailleurs de pierres; puis les astronomes, obéissant à l'impulsion du grand Newton. Parmi ces premiers savants américains, nous retrouvons Benjamin Franklin qui marqua aussi à la tête de la littérature nationale. C'est surtout dans les sciences naturelles que l'Américain a excellé pendant ces derniers siècles. Et comment en serait-il autrement? N'a-t-il pas à sa disposition le plus merveilleux de tous les laboratoires et la plus riche collection de substances que l'homme puisse imaginer? N'a-t-il pas tout ce qui peut alimenter et renouveler la science et en particulier les remèdes nouveaux correspondant à des maladies nouvelles; depuis l'eucalyptus, vainqueur du paludisme, poussant à côté des marais oii régnent les fièvres paludéennes, jusqu'au quinquina vainqueur de l'anémie, poussant sous les rayons d'un

soleil qui lui crée des débouchés en anémiant les hommes.

Dans ces premiers efforts de l'intellectualité américaine, si la littérature et la poésie n'arrivent qu'à leur rang, qui est le second après la science, l'art observe, lui aussi, l'ordre chronologique qui le subordonne à l'apparition de la littérature. Dans le XVIir siècle, alors que les littérateurs comptent déjà par douzaines à Boston, on ne peut guère citer que trois artistes américains ayant acquis une renommée universelle : — Benjamin West, John Singleton Capley et Gilbert Stuart.

West est un personnage curieux (i). Né en Pensylvanie en 1738, il n'avait jamais vu un tableau lorsqu'à sept ans il dessina à l'encre rouge et à l'encre noire un enfant dont il surveillait le berceau. Ses parents, surpris, le poussèrent à continuer et ses livres se couvrirent de fleurs, d'oiseaux et de quadrupèdes avant qu'il pût y lire. Un jour on le trouva dans les champs, sous un buisson, occupé à dessiner de mémoire le portrait de tous les membres de sa famille. Pour avoir des couleurs il alla chez les Indiens apprendre la préparation du jaune et du rouge qui leur servent à se peindre la figure. Il y ajouta du bleu en prenant l'indigo du blanchissage de sa mère. Quant aux pinceaux, il en emprunta les éléments à la queue du chat de la maison. Il partit pour l'Angleterre où il devint peintre du roi et président de la oc Royal Academy ».

(i) James Bryce, American Commonwealth

Capley né à Boston, en 1737, pratiqua la seule spécialité picturale qui fût appréciée par ses contemporains, le portrait. C'est comme portraitiste qu'il a glorieusement terminé ses jours à Londres. Engin Stuart, le plus grand des trois, élève de Benjamin West, étudia en Angleterre et revint aux Etats-Unis en 1772 pour faire le portrait de Washington.

Les conditions mêmes de la vie américaine étaient peu favorables au développement de l'art qui ne naît dans les peuples que lorsqu'ils ont su acquérir avec le temps une aristocratie, et non seulement une aristocratie de goût qui suppose un long affinement, mais une aristocratie d'argent obtenue par la conquête ou le travail, une aristocratie capable de payer, à leur valeur, les œuvres d'art, et de les disputer aux vieux pays oii elles se produisent naturellement. Les stades de l'intellectualité humaine paraissent ainsi fixés : d'abord la science, ensuite la littérature reliée à la science par la philosophie, et enfin l'art.

L'Amérique a connu le premier stade avec ses habitants primitifs; elle a connu le second avec leurs fils et leurs petits-fils; tout permet de prévoir qu'elle n'est pas loin d'aborder le troisième stade, et déjà son influence a reflué jusqu'à nous à travers l'Atlantique. Ses littérateurs excentriques et outranciers n'ont point été sans influence sur nos symbolistes et nos décadents. Ses artistes qui ont, comme ses savants, des tendances industrielles, se font déjà sentir dans ce que nous appelons a l'Art Nouveau » où nous retrouvons des formes naturelles au Nou-

veau Monde, exaltées par l'imagination, comme Tart classique nous a présenté des formes du Vieux Monde embellies par la fantaisie. Et déjà, ne pourrait-on pas dire que la banane, la grenade, l'ananas, le nénuphar, tiennent à prendre, dans l'œuvre des artistes nouveaux, la place qu'occupaient, dans l'œuvre des artistes anciens, la feuille d'acanthe, le lierre et la tige de palmier, de sorte que « l'Art Nouveau » s'expliquerait par la conquête de nouveaux aspects de la nature effectuée par l'humanité? Quant à l'empreinte de l'Amérique sur la science du Vieux Monde, elle est plus profonde encore, parce que les travailleurs américains ont surtout réalisé des progrès dans les sciences de la nature. Ils se rendent compte que leur pays s'est attardé à développer ses ressources et à élever le niveau intellectuel des masses, et que l'Europe le dépasse encore en ce qui concerne l'érudition et même la science. Aussi, avec des méthodes qui les rapprochent un peu du type du travail allemand, exact, solide, un peu sec, sans recherche de l'éclat, s'appliquent-ils à des études spéciales, minutieuses, à des contributions à la philologie, à la paléontologie, à la géologie ; ils ont utilisé pour ces dernières les merveilleuses ressources que leur offraient leurs Montagnes Rocheuses. De m.ême encore s'adonnent ils à l'économie politique, à la jurisprudence. Eniîr, et là ils sont probablement en avance sur l'Europe, ce sont de grands psychologues et de grands -constructeurs d'enquêtes. Ici, je demande la permission] d'insister un peu.

Dans le choix, pour ainsi dire instinctif, opéré par l'esprit américain au milieu des différentes branches de la philosophie, éclate tout d'abord l'esprit utilitaire de la race. En effet, la psychologie est l'étude de l'homme intellectuel. Les anciens l'avaient dégagée de tout lien avec l'homme matériel ; ils considéraient pour ainsi dire l'âme humaine en soi, abstraction faite du corps. Les modernes savent au contraire, que si l'esprit mène la matière, la matière influe sur l'esprit, qu'il n'y a pas dans l'homme une âme et un corps séparés, comme d'ailleurs tentent de l'établir les religions, mais deux parties indissolubles d'un même être dont chacune réagit sur l'autre, à ce point qu'un homme gras n'envisage pas la vie comme un homme maigre, et qu'on pourrait presque dire qu'il y a des âmes grasses et des âmes maigres. En d'autres termes la physiologie a envahi la psychologie à ce point que les deux sciences ont fusionné en une sorte de a trust b qui a pris pour titre la psychophysiologie.

En Europe, où ces études ont pris naissance, elles se sont tournées par une pente à peu près naturelle vers l'hôpital. On s'est dit : a Puisque nous connaissons maintenant les réactions de la matière sur l'esprit, nous allons pouvoir étudier sous un autre aspect, et peut-être guérir avec des procédés nouveaux les maladies mentales ; ensuite nous chercherons la solution du même problème en l'abordant par l'extrémité opposée, c'est-à-dire que nous essaierons d'influer par des réactions men-

taies sur les maladies physiques. » Les médecins qui concevaient ce second projet ne se doutaient probablement pas qu'ils avaient déjà des précurseurs en Amérique, et que les a Christian Scientists » avaient établi de l'autre côté de l'Atlantique des succursales informes de la Salpêtrière. C'était là d'ailleurs une conception de malade qui ouvre sur la vie une perpétuelle enquête, à l'effet de découvrir un remède pour sa maladie, ou une conception de vieillard qui, à toute invention humaine applique le même critérium, et pose la même question : de combien cela peut-il prolonger la vie ?

La race américaine n'est ni un malade ni un vieillard, et dans la nouvelle science elle n'a pas cherché un remède ou un élixir de longue vie. Elle a cherché quelque chose d'utile pourtant, comme en tout, et elle est arrivée, par une série de déductions, à en appliquer les conquêtes à l'étude de l'enfant ; de l'enfant dont la vie intra-utérine est le résumé, le schéma de l'évolution accomplie par la race humaine, depuis le polype amorphe jusqu'à l'animal superbe dont le poète latin a dit que Dieu lui avait donné un visage sublime et la faculté de regarder le ciel; de l'enfant dont l'intelligence résume en quelques années le chemin parcouru par l'intelligence de la race entière, depuis les cavernes oii on se disputait un couteau de silex jusqu'à l'époque oii l'on transporte ses membres fatigués sur des automobiles qui font du 90 à l'heure.

Les Français ont révélé au reste du monde la psychologie pathologique avec les Charcot, les

Ribot et les Janet. Les Américains ont pris en mains la psychologie infantile avec deux auteurs principaux James Sully et Mark Baldwin. Ces deux auteurs ont d'ailleurs deux conceptions différentes de la psychologie infantile; l'un est un analytique, c'est James Sully, qui a réuni des milliers d'observations, de faits, d'anecdotes (i); l'autre est un synthétique, un théoricien qui groupe les faits en systèmes et les fait évoluer autour d'une idée générale : le rôle de l'imitation dans la formation intellectuelle (2). Leurs ouvrages correspondent admirablement aux préoccupations américaines et la preuve n'est pas difficile à faire. Les maîtres, les pères, le public se sont faits les collaborateurs de ces travaux magistraux et ont envoyé à leurs auteurs de nombreuses contributions dont quelquesunes provenaient de groupes de professeurs d'écoles normales ou d'universités. Cette borme volonté du public a été aussitôt exploitée au moyen de questionnaires répandus et retournés par milliers qui ont servi de base aux statistiques les plus intéressantes. Cette méthode des enquêtes qui avait donné des résultats surprenants en Amérique a été essayée en France. Mais alors que le président de l'Université Clark à Worcester, M. Stanley Hall, et M. James Sully recueillaient les réponses amé-

(i) James Sully, Studies of childhood, traduit de l'anglais, par M. Nourry, Paris, Alcan, 1897.

(2) James-Mark Baldwin, Mental development in the child and the race^ traduit de l'anglais, par A. Monod, Paris, Alcan, 1898,

ricaines par quantités invraisemblables, en France M. Binet obtenait péniblement quelques centaines de réponses.

Le seul défaut de cette documentation surabondante, c'est d'exposer ceux qui l'ont provoquée à attacher une importance peut-être exagérée à des petits faits presque insignifiants, et à découvrir, par exemple dans un bonhomme gribouillé par un bébé, un monde d'intentions et de sous-entendus aussi complexes que les réflexions d'un assyriologue devant trois ou quatre traits creusés sur une pierre et qui ne sont peut-être que la trace du désœuvrement d'un soldat d'Artaxercès Longuemain. Ainsi dans le livre admirable de James Sully on a reproduit une grande quantité de dessins comme on en trouve en marge du cahier de tous les écoliers à partir de cinq ans. J'avoue n'avoir pas été autrement frappé par les considérations que l'auteur en a tirées, encore que leur comparaison avec les oeuvres des sauvages ne manque pas de piquant. Je préfère beaucoup les remarques subtiles du même auteur sur le mensonge chez l'enfant ou encore sur sa soumission instinctive à l'autorité.

Maintenant il reste une dernière question à soulever. Les Européens ont trouvé dans la psychophysiologie un côté utile; le traitement des maladies. Est-il admissible que l'Américain n'ait pas tiré des conclusions pratiques de ces études persistantes sur la psychophysiologie de l'enfant, lui qui répond à tout ce qu'on lui offre de nouveau par cette interrogation : à quoi cela sert-il ? A quoi sert donc

2j8 LES GRANDES IDÉES D'uN GRAND PEUPLE

la psychophysiologie en Amérique? A établii ou plutôt à préciser un système complet d'éducation totalement différent du nôtre et dont je voudrais dire quelques mots. Du reste, la fin du XIX" siècle aura été marquée sur toute la surface de la terre par un véritable accès de puériculture. En France notamment l'œuvre principale de la troisième République est une œuvre scolaire. Quel que doive être son avenir, on peut dire qu'elle a pour point de départ une idée juste et scientifique, à savoir que c'est par l'enfance qu'il faut refaire l'humanité.

Page 1