‹ Les grandes religions [microforme]Chapitre 10 sur 36 · NET · texte numérisé non relu

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ans, Où un an, ou même pour un mois. Mais Mahomet était ferme et la seule concession qu’il leur accordât fut qu’ils ne seraient pas obligés de détruire la Rabba de leurs propres mains, mais qu’il enverrait des hommes pour mener la chose à bonne fin.

Le fait est que la force invisible qui fit d’esclaves, à peine échappés des briqueteries d'Egypte, une nation qui vainquit des géants et des peuples forts de leurs chariots. de leur cavalerie et de leurs cités flanquées de tours, transforma aussi les hordes des déserts de l’Arabie en une armée invincible. ioïse, nouvellement arrivé de ce même désert deux mille ans auparavant, proclama Dieu comme Jéhovah, l’Eternel, le Dieu vivant, le Souverain du monde et aussi comme le Dieu qui avait parlé à Abraham, à Isaac et à Jacob et qui avait fait d'Israël son «peuple élu ». Israël crut et devint une nation. La même vérité — une conception de la plus haute et de la plus profonde réalité de l'existence — s’empara de Mahomet. Chaque fibre de son être vibra à cette pensée et les cœurs de ses adhérents s’embrasèrent à l’âme du prophète. Le Mahométisme saisit donc une puissance que l'Eglise, au septième siècle, retenait d’une main faible ou qu’elle permettait de lui échapper. Dieu, l’âäme de l’univers, est aussi véritablement une personne que je suis une personne. Il est le Créateur tout puissant auquel rend hommage toute la nature, le Gouverneur dont toute l’histoire enre-

gistre la volonté, le Révélateur de Lui-même aux prophètes. L'homme sage et qui aspire au bonheur doit obéir aux révélations de ce Dieu, car qui peut échapper à ses jugements ? Le Judaïsme et le Christianisme reposent tous deux sur cette vérité. Le Judaïsme est la base et la préparation du Christianisme. La conscience qu’Israël avait de Dieu se développa à travers une longue chaine de prophètes et de psalmistes qui interprétèrent leur histoire comme procédant d’un plan divin. Le Christianisme, lui, donne la révélation complète de Dieu en son Fils et procure, parle Saint-Esprit, la puissance de nous renouveler à l’image de ce Fils. Substituer quoi que ce soit à la vérité fondamentale que Dieu en Christ est notre Seigneur et Maitre suprême, c’est s’exposer au châtiment et se couvrir de honte. Dieu châtia la chrétienté, des siècles durant, au moyen de Mahomet, bien que le Mahométisme ne soit « qu’un faux christianisme ». Sans cesse, Il réduit à néant des choses apparemment excellentes par des choses qu’on méprise afin qu'aucune chair ne se glorifie en sa présence et qu’on voie que tout pouvoir lui appartient. Aux jours des Juges, Il se servit pour sauver Israël du bâtard Jephté quand nul ne paraissait en état de le sauver, et la philosophie de la religion peut trouver une place pour Mahomet, imparfait comme il l’était, aussi bien que pour l’imparfait Jephté, dans l’histoire de la divine éducation de la race.

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