‹ Les grandes religions [microforme]Chapitre 13 sur 36 · RER SEE · texte numérisé non relu

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Tel a été l’Islamisme. Il a réformé et élevé des tribus sauvages; il a dépravé aussi et réduit des nations civilisées à l’état de barbarie. A la racine de sa plus belle plante a toujours mordu un ver qui bientôt l’a flétrie et puis tuée. Si Mahomet était l'espérance de l’homme, adieu toute espérance! Au devant du prophète s’avancent le mouvement rétrograde, la tyrannie, le désespoir (1). Le concubinage des esclaves et la facilité du divorce, aussi bien que la polygamie, tendent à la dégradation de la vie domesuiuyue, et l’effet de la loi de Mahomet, défendant à la femme de paraître sans volie devant aucun membre de l’autre sexe (à l’exception de parents très rapprochés, des esclaves et des enfants) est de l’éloigner du foyer social et de rendre impossible la famille, c’est-à-dire ce que la société a de plus noble ! Quand on pense au rôle de la femme dans la vie religieuse et philanthropique des pays chrétiens: jeux, éducation, art, littérature, politique, tous les départements de la société subissent son influence; peut-on se faire une idée de ce que serait son complet éloignement? Une religion qui traite la femme non comme la compagne de l’homme mais comme son esclave, son jouet, ne peut durer. Elle doit tomber. Elle ne saurait exister d’une manière permanente à côté du Christianisme. Elle est en guerre avec les principes fondamentaux, les tendances et les

(@) Principal Fairbairn. The Cily of God, 1. 97.

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habitudes de la vie moderne, ei, ajoutons, avec ce qu’il y a de meilleur et de plus pur au sein de l'humanité. Quant à ia femme, n’oublions jamais que Mahomet éleva sa position en Arabie et réforma les vieilles lois qui la concernaient, en sorte qu’au lieu de le censurer, nous devons le louer; mais aucune religion, sauf celle de Christ, n'indique la position idéale de la femme dans la famille et n’en revendique la place dans l’échelle sociale.

Que répondent les défer.seurs de l'Islam à ce raisonnement ? Ils mettent en avant la polygamie juive qui a précédé la leur, et montrent du doigt le terrible « mal social » dans chaque ville de la chrétienté, mal qui existe grâce à l’inexorable monogamie, et ils déclarent, qu’à tout prendre, les choses vont mieux en pays mahométans qu’en pays chrétiens. Ils allèguent que l'esprit de la législation de Mahomet est en faveur de la monogamie et que la vaste majorité de ses adhérents n’ont qu’une femme. Nous répondons que l'idéal chrétien est le vrai, et, qu’à mesure que les chrétiens s’élèveront vers cet idéal, la forme la plus sublime de la société et qui nous vient du Christianisme, deviendra universelle. Le Koran, au contraire, attache une flétrissure ineffaçable d’infériorité à toutes les femmes et abaisse de cette manière le niveau de la moralité, de la pureté, de la vie domestique et de la société. C’est aussi notre réponse quand on met en avant l’intempérance des pays qui professent l'Evangile, contraste déplora-

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