CHAPITRE III Confucianisme
Kung-Foo-Tse ou Kung le maître, dont les Jésuites Jatinisèrent le nom en Confucius, naquit 551 ans avant notre ère,c’est-à-dire au milieu d’un siècle le plus remarquable dans lhistoire du monde, à l’exception de celui deve:u mémorable pour tous les pays par l’apparition, dans la plénitude des temps, de notre Seigneur et Sauveur.
Le sixième siècle avant Christ vit naître dans l’Inde, Gautama, le Bouddha dont la religion, selon quelques auteurs, doit compter plus d’adhérents qu'aucune autre ; en Grèce, où une autre division de la race aryenne s’élait établie, paraissaient Eschyle, le premier en têle d’une illustre lignée de poètes, et Pythagore, le père de la philosovhie sociale ; en Judée, le même siècle vit la destruction apparente de l& vraie religion, lors de la prise de Jérusalem et par la déportation d’Israël dans des contrées lointaines, au nord et à l’est:
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mais ce siècle entendit aussi de la bouche de Jérémie que cette destruction n’était que la préparation à un grand avenir, établi non sur des « assises de pierre », mais sur un fondement spirituel. Il fut à la fois témoin de la mort et de la résurrection de la religion de Jéhovah. Illuminé par les grandes personnalités de Jérémie et d’Ezéchiel, cet âge le fut encore par l’œuvre de Cyrus, le messie paien, dont le rôle vis-à-vis des adorateurs de Jéhovah est une preuve frappante des rapports sympathiques qui existaient entre eux et les conquérants persans de Babylone.
N’allons pas laisser dans l’ombre ces grands prophètes, ces lumières de l’exil, surtout celui qui fit entendre des accords impérissables dans ses écrits, lesquels (par un profond instinct des scribes juifs) se marièrent à ceux d’Esaïe qui, par un instinct non moins profond du cœur chrétien, a été nommé le « prophète évangélique ». Chose étonnante! ce même siècle qui avait entendu Jérémie se lamentant dans Jérusalem, Ezéchiel prêchant aux exilés sur les rives du Chébar et les prophètes dans Babylone « consolant » le peuple de Jéhovah, fut aussi témoin du retour des éius de l’exil et de la reconstruction de Jérusalem. Il entendit enfin les paroles pleines d’espérance d'Aggée, de Zacharie et des psalmistes anonymes, paroles qui relevèrent l’Eglise abattue et lui firent un devoir urgent d’achever le Temple.
Ce siècle fut aussi le plus célèbre dans les
longues annales de la Chine. Non seulement il donne Kung-Foo-Tse, mais encore Lao-Tse, un homnit d’une grande habileté spéculative bien qu’infiniment moins constructive, et dont le pro-