‹ Les grandes religions [microforme]Chapitre 23 sur 36 · DONC · texte numérisé non relu

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dividu, mais, comme des Bouddhistes postérieurs l’enseignèrent, quelque chose de bien plus désirable, un état de l’être appelé le Bodhisat. Atteindre le Bodhisat c’est arriver au Karma, c’està-dire à la somme du mérite qui produit à la mort de l’individu un autre Bodhisat, et celui-ci un nouveau et ainsi de suite jusqu’à ce que le procédé de la perfection étant complet et, le temps accompli, ur Bouddha nait qui descend dans le monde au moment où l’on en a besoin (par suite de l’extinction de la vraie doctrine) et confère à des multitudes, dans les longs âges de l’avenir, les mêmes bénédictions que celles que Gautama avait conférées à la race.

Le développement de cette doctrine du Bodhisat mit les intérêts et les espérances de l’homme en rapport avec des agences surnaturelles et ouvrit la porte à une foule de superstitions, mais précisément à cause de cels, il offrit des réponses à ces problèmes sur l’au-delà que l’homme pose et auxquels le Confucianisme n'avait pas songé.

La chute du système est évidente. Confucius basu sa reli:‘on sur l’homme et non sur Dieu ; voilà la cause. [| manquait au philosophe une juste notion de la dignité de l’homme; il plaçait l'idéal misérablement bas. Quant à sa religion elle était sans puissance spirituelle. La Bible erseignait à Israël et elle enseigne au croyant à contempler l'Eternel et à le contempler comme n'étant pas loin d’aucun de ses enfants. La nature

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DU CONFUCIANISME 159

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