‹ Les Grandes voyageusesChapitre 4 sur 52 · MADAME H0MMA1RE DE HELL · texte numérisé non relu

MADAME H0MMA1RE DE HELL

Le dévouement conjugal qui avait conduit Mme Godin des Odonais dans l'Amérique du Sud, entraîna Mme Hommairede Hell dans Les steppes de La Petite-Russie, dans les montagnes du Caucase, sur les bords de la mer Noire, de la mer d'Azof, de la Caspienne, en Crimée, eu Moldavie, en Turquie.

Son mariage avait été un gracieux roman. M. Hommaire de Hell. encore i.ève de l'école des Mines, s'était épris d'elle lorsqu'elle n'avait que quinze ans ; il n'en avait que ving trois lorsqu'il l'épousa; mais, malgré son profond attachement, il lui donna une rival'' : la science. Uuelques m<>N après son mariage, il partit pour Constantinople, où sa femme le rejoignit après la naissance de leur premier Bis et pendant douze années elle fut sa compagne intrép le, sa collaboratrice fiJôle et intelligente. Des trois . volumes qui résument les voyages et les travaux de l'explorateur, deux sont dus à la plume de la jeune femme et contiennent toute la partie pittoresque de l'ouvrage, ainsi que des données générales très intéressantes sur l'histoire, les mœurs, le commerce des populations.

Le double but de M. Hommaire de Hell était d'étudier la constitution géognosique de la (aimée et des steppes de la Nouvelle-Russie, l'anciemip l'kraine, et de résoudre la grande question de la rupture du Bosphore et de la primitive communication de la mer Noire avec la Caspienne. S'il ne réussit pas complètement dans cette seconde partie de sa tache, il jeta néanmoins de vives lumières sur la question.

Les premières recherches durèrent cinq ans. Cette vie errante et accidentée eut de grandes séductions pour l'imagination poétique de Mme Hommaire de Hell; arrivée à Constantinople avant que le progrès n'en eût ait le caractère par les chemins de fer et les tramways, elle j passa une .muée

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