In tlie Land of misfortuns
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rafrcs qui imploraient dos commissaires royaux la faveur do rester sujets britanniques et, pour prix de leur fidélité, se voyaient livrés aux Boers ! Elle visita tous les champs de bataille et de défaite, couvert:-, eneure des traces horribles de la latte. Elle gravit In montagne de Majouba, d'où elle pouvait voir, comme dans un vaste panorama, la terre des Basoutos, l'Ktal libre d'Orange, leTransvaal, leZoulouland et le Natal. Avec son mari elle accompagna le 15e hussards dans la grandiose chaîne du Drakeiisberg, marcha avec les troupes que commandait le général Buller, à Potchefstroom, sorte de parade militaire dont l'incident le plus pal j)i tant, un feu de prairie, lui pour elle comme un ressouvenir de la Patagonie. De Potchefstroom, « longue avenue de maisons nichées dans des saules pleureurs », on gagna Pretoria, ville située dans un pays pittoresque et Henri. C'est près de là que s'élève l'Arbre merveilleux, sorte debanyan dont les branches s'abaissenl vers la terre, y reprennent racine et forment sans cesse une nouvelle végétation; plusieurs centaines d'hommes pouvaient s'abriter à l'ombre épaisse de ce seul géant.
Malgré les blessures faites au cœur de la patriote, les regrets, les humiliations, les douloureux spectacles, lady Florence était douée d'une vitalité trop généreuse et trop riche pour ne pas jouir d'un pays si nouveau à ses yeux, si rempli de beautés féeriques à côté d'immenses espaces arides, brûlés, effrayants, où ne manquèrent pas les aventures périlleuses, dues aux hommes autant qu'aux animaux. Lady Florence brava tout avec une intrépidité peu commune.
Sa manière de conter, vive, franche, originale, donne à ses récits un charme captivant, et ses fines observations y ajoutent une valeur instructive qui achève de les mettre au premier rang.