MADAME SOMMAIRE DE HELL
formé, au contact des Occidentaux, villes, villages, châteaux et habitants.
Malheureusement, la santé de M. Hommaire de Hell s'altérait de plus en plus, malgré les soins de sa courageuse femme et l'aide qu'elle lui apportait dans la mesure de ses moyens, l'assistant dans ses travaux, rédigeant les notes de voyage, mettant en ordre les collections de tout genre. Un jour enfin, il fallut s'arrêter, rompre ses engagements et rentrer en France après sept années de lutte.
En 1846, se croyant rétabli, le jeune explorateur repartit avec sa fidèle compagne pour Constantinople, les régions déjà parcourues et la Perse ; mais les fatigues, les maladies contagieuses, le froid, les imprudences et l'excès de labeur vainquirent son courage; il succomba le 29 août 1849, dans les environs d'Ispahan, âgé seulement de trente-six ans.
Mme Hommaire de Hell se voua d'abord à la publication de l'ouvrage relatant les explorations scientifiques de son mari. Cette œuvre terminée, la voyageuse, toujours éprise de l'inconnu et voulant tromper ses regrets, entreprit diverses excursions. La dernière de ses courses à travers le monde fut, croyons -nous, celle qui la porta à la Martinique, où s'était établi son lils aine.