‹ Les grands drames [microforme]Chapitre 11 sur 96 · PUR SN TUE PATENT À · texte numérisé non relu

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ESCHYLE 35 | Fort EI Hermès descend donc vers le rocher où Projueur vi méthée agonise, et il lui adresse la parole. Le ur de | dialogue est plein de sarcasmes et d'injures. Prométhée a des réponses d’une fierté et d'une s e aux n audace effrayantes. à ontre So Après l'avoir appelé menteur, rebelle, offen- :| quant ! | seur des dieux, Hermès le somme, au nom de : w’une NA Zeus, d’avoir à lui dire quel est cet hymen d’une 4 lle. vierge avec un dieu, dont il parle avec tant À teurs, 4 d'insolence, et qui doit renverser Zeus de son e, fier trône.

ss: né Le Titan lui répond : qu'il n’est qu’un esclave venir des dieux ; que son maître Zeus se croit inac- 4 ontre 4 cessible au malheur dans ses citadelles, mais ! qu'il tombera bientôt. Comment tombera-t-il ? à uvent Il refuse de le lui dire: — “ Reprends donc le issent Ë ‘ chemin qui t'a conduit vers moi, tu ne sauras |

‘“ rien. Sache-le bien : contre ta servitude je ‘ ne changerais pas mon suBplice. J'aime mieux

ji ‘“ être le captif de ce rocher que le serviteur de ‘“ ton maître.”

— On dirait, reprend Hermès, que tu te réjouis de tes maux.

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— Puissé-je voir mes ennemis se réjouir ainsi, toi surtout |

— Ta raison se trouble, tu délires.

— Qu'il dure donc ce délire, si c'en est un de haïr ses ennemis.”

A un moment donné, Prométhée dit en gémissant : ‘‘ Hélas!

— Hélas ! reprend Hermès railleur, voilà un mot que Zeus ne connaît pas !

— Le temps qui va toujours aura raison de toute chose.

* — Ilne t'a pas appris à être sage.

— Non, certes, sans quoi te répondrais-je, esclave ?” - Et comme Hermès insiste, et le presse encore, après cette réplique méprisante, Prométhée lui dit avec un ennui plein de calme :

‘ C’est comme si tu haranguais un flot de la

mer.”

Alors comprenant que ses instances sont inutiles, Hermès lui prédit que son supplice va s’aggraver pour punir son refus de répondre aux

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demandes de Zeus ; qu'un coup de foudre de ce dieu va retourner son rocher et l’ensevelir dessous, et que lorsqu'il sera tiré de ce sépulcre l'aigle vorace de Zeus fondra sur lui, fouillera sa chair, et mangera son foie noir. Puis le messager de Jupiter ajoute en terminant: ‘ N'’espère ‘ point la fin de ton supplice, avant qu'un des “ dieux veuille bien prendre ta place, et des- ‘“ cendre vers le sombre Hadès.”

Le sombre Hadès est l'enfer païen, dans lequel gémissaient, d'après Eschyle, les Titans, frères de Prométhée, c'est-à-dire les hommes primitifs, et que Prométhée allait délivrer en y descendant.

En écoutant la terrible prédiction de cette aggravation de peine, et d:® la délivrance, ne vous semble-t-il pas apercevoir, comme à travers un nuage, la vision lointaine du Christ descendu de la croix, mis au spulcre, puis ressuscitant et descendant aux enfers pour y délivrer les âmes des justes qui y étaient détenues depuis le commencement du monde ?

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LES CRANDS DRAMES

Ce qui rend ce rapprochement plus frappant encote, c'est la description de la catastrophe finale, qui rappelle les phénomènes du Calvaire.

Ecoutez :

Le ciel se couvre de nuages sombres, la tempête se déchaîne, les vents mugissent, la foudre gronde, les éclairs sillonnent les nues, la terre tremble et va s'ouvrir pour engloutir le Titan. Mais lui, reste calme et dit: ‘“ Que le glaive de feu me déchire, que la terre soulevée m'étouffe, que la mer montante me submerge ; Zeus avec tout cela ne me tuera pas ! ”

De même, en voyant approcher la mort avec son cortège d’horreurs, le Christ devait se dire au sommet du Calvaire: Avec tout cela, les forces coalisées de l’enfer ne me tueront pas !

Enfin, une dernière convulsion de la montagne se produit, et au moment d’être englouti dans l’abime, Prométhée pousse un dernier cri qui est une protestation solennelle :

‘ O Terre ! 6 ma mère ! 6 Ether où roule la lumière ! voyez ce que je souffre pour la justice !”

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Ainsi se termine le Prométhée enchaîné, et c'est après cette brève analyse que l’on comprend quelle perte l’art a faite dans le Prométhée délivré, troisième et dernière partie de la #ré/ogie.

Car tout cela me paraît prodigieux — non pas précisément comme tragédie, car le théâtre n'existait pas encore, ou ne faisait que de naître — Mais comme philosophie, comme théologie, comme prophétie, comme témoignage païen de la vérité et de l'authenticité des récits bibliques,

Comme sujet dramatique, c’est colossal !

La scène se passe entre ciel et terre, et l’on y voit figurer la nature et les éléments, notre :<be et les êtres qui l'habitent, l'Olympe et ies divinités. Je ne connais rien de plus grand dans la poésie d'aucun neuple,

Les règles de l’art y sont inconnues—elles n’existaient pas encore-—et l'on ne saurait y trouver en conséquence la perfection de forme, que Sophocie aïlait bientôt donner àla tragédic grecque.

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Mais la conception en est titauesque, comme le héros. C’est un abîme d’élévation et de profondeur, enveloppé d'ombre et de mystère, mais dans lequel flottent des reflets du passé, et des visions de l'avenir.

Le langage en est rude, hait oiginal, saisissant. Il est d’une énergie et d'une force surhu-

maines. Il éclate comme une fanfare, il mugit

comme un roulement de tonnerre.

Les images abondent ; mais elles manquent quelquéfois de vérité et de mesure. Les antithèses s’entrechoquent souvent comme un cliquetis d'armes. Elles sont parfois d'une audace qui fait bondir les professeurs de rhétorique: :i les mots qui les expriment sont de tenir; :

autre d'une grossièreté et d’une crudi:. :ùc: quantes. Voulez-vous avoir une idée de sc:

métaphores ? Ecoutez celles-ci rep. sduites pur Paul de Saint-Viçtor : ‘il appelle la poussière sœur altérée de la boue, Où messager mue de l'armée ; la fumée, sœur chatoyante du feu La mer est la marûtre des vaisseaux; elle ouvre

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me Li pour les engloutir une épre mâchoire. I] la voit rO- 4 après les naufrages des Grecs revenant de Troie, ais he À doute fleurie de cadavres. Le pont jeté par des 1 e Xerxès sur le détroit, est w#7 joug au cou du Bosphore... Le fer est wr dur répartisseur d'hësis- F 1 ritages qui jelte aux guerriers les dés de la terre. hu- 1e | Je ne conseille pas aux jeunes rhétoriciens : igii ke 1 d'essayer de ce genre. us | : Mais ne nous attardons pas à ces questions lent | : de style, et scrutons encore le fond même du nti- L | drame.

cli- E. | Qui donc est Prométhée ? Que représentent ace | | son crime, son châtiment et sa délivrance ? ci br. 1 Si vous consultez l’école libre penseuse et ré- Fe, À L. À volutionnaire, elle vous répondra : he 1 Prométhée, c’est l'humanité luttant pour la Sur | science et la liberté contre l'autorité soit ecclépi! siastique soit civile. C’est le génie humain civière à lisant le monde en dépit des persécutions de de 1 l'envie, des préjugés et de la superstition. C’est La 1 Roger Bacon emprisonné, c’est Averroës au

re É pauri, c’est Colomb dans les chaînes, c’est

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Galilée condamné par le Saint-Office, c'est Giordano Bruno montant sur le bûcher!

Mais cette réponse n’en est pas une.

Que l’on puisse, à certains égards, faire un rapprochement entre quelques-uns de ces hommes et Prométhée, je le concède. Qu'on le donne comme un type de tous ceux qui ont souffert pour le droit et la justice, je. le veux bien.

Mais quel que soit le lustre plus ou moins grand des hommes qui par leurs travaux ont fait progresser les arts, les lettres et les sciences, Prométhée est bien plus grand que toutes ces personnifications, et son rôle est bien supérieur au leur, Il y a dans sa mission un caractère d’universalité et de durée séculaire, qui l’élève au-dessus de toute mission individuelle.

Tout le drame répugne d’ailleurs à J’étroite application que j'ai citée, et la vérité historique la contredit.

‘Il est plus que douteux que la science eût été persécutée par l'autorité à l’époque d’Eschyle ;

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ESCHYLE 43 en tout cas, elle n'avait pu l'être par l'Eglise catholique qui n'existait pas encore ; et quand son fondateur parut, ce ne fut pas pour la persécuter, mais pour la sauver.

Non, en plongeant son regard d’aigle dans l’avenir, Eschyle n’a pu y découvrir ni Galilée, ni Giordano Bruno qui ne fut qu’un moine apostat. Mais il a pu apercevoir le Christ, parce que le Messie était alors promis et annoncé, depuis des siècles, à l'homme plongé dans l’infortune.

Comment a-t-1l pu acquérir la connaissance de ce grand avènement si longtemps attendu, et si ardemment désiré par le peuple juif?

Nous n'en savons rien positivement, et nous en sommes réduits à des conjectures.

Est-ce par la tradition transmise de générations en générations? Est-ce par l'étude des livres des Juifs, des œuvres de Moïse et des Prophètes ?

Les deux hypothèses peuvent être vraies ét sont même très vraisemblables, Il ne nous

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semble pas possible que le génie d'Eschyle, si grand qu’on le suppose, ait pu, de lui-même, livré à ses inspirations, imaginer un drame aussi gigantesque dans ses proportions, aussi surnaturel dans ses personnages et dans son action, et aussi prophétique dans ses tableaux d’avenir.

Sans doute, la chute de l’homme, sa faute originelle, son châtiment et l'espérance de sa rédemption, étaient alors autant de croyances que la tradition avait transmises et conservées. Les lettrés d'Athènes paraissent y avoir ajouté foi, et le grand poëte pouvait posséder là-dessus les mêmes données que Socrate et Platon, qui vinrent après lui.

Mais son drame va bien au delà de ces données générales. Il prédit que Prométhée sera délivré par un dieu, lequel naîtra d’un mariage mystique entre une vierge et un dieu ! Ce n’est pas tout. Comme vous avez pu le voir, eñ décrivant le supplice de Prométhée, le poète raconte en quelque sorte la passion de Jésus-

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Christ, avec une précision de détails qu’on dirait empruntés au prophète Daniel.

Voilà ce ‘que le génie humain n'a pas pu inventer ; et pour ma part, je crois qu'Eschyle n'a pas trouvé le sujet et les grandes lignes de son drame dans les traditions populaires seulement; mais qu’il a dû connaître et lire les livres de Moïse, le Prophète-Roi, Isaïe et Daniel. Sa parenté intellectuelle avec Isaïe est d'ailleurs frappante.

Est-ce à dire qu'il faille ranger Eschyle parmi les Prophètes? — Evidemment non. Quelles que soient les grandes vérités qui sillonnent son drame, comme des éclairs, il faut bien reconnaître qu’elles sont encore enveloppées d'ombres mythologiques, et noyées dans les brouillards inconsistants et insaisissables des fables du paganisme.

Mais ce qu’il faut conclure, c'est qu’on peut invoquer Eschyle comme la plus grande autorité païenne en faveur de nos dogmes chrétiens ; et cette autorité a d'autant plus de valeur qu’elle

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émane d’un génie transcendant, et qu'elle remonte à cinq siècles avant Jésus-Christ.

Après le Prométhée d’Eschyle, on comprend que saint Paul ait trouvé dans Athènes le temple du dieu inconnu, et nous pouvons conjecturer que ce temple avait dû être élevé par la classe lettrée, Car c’est après Eschyle que les sages et les philosophes de la Grèce commercèrent à dépeupler l’'Olympe de ses innombrables divinités.

On comprend aussi qu’en bâtissant au sommet du Capitole un temple magnifique en l’honneur de Jupiter, l'empereur Auguste y ait dédié un autel à /a vierge qui devait enfanter: virgini pariture !

Enfin, on ne s'étonne plus d'entendre Virgile annoncer dans sa quatrième églogue ‘“ que les derniers temps prédits par la Sibylie de Cumes, sont enfin arrivés... gu'une race nouvelle descend du haut des cieux... qu'un enfant, fils des dieux, va clore le siècle de fer, et rouvrir l’âge d’or au monde entier... que les temps appro-

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ESCHYLE 47 chent où l'enfant chéri des dieux, noble rejeton de Jupiter, va monter aux honneurs suprêmes.… et que tout l'univers tressaille dans l'attente de ce nouveau siècle ! .…”

Tout extraordinaires que sont ces prédictions dans la bouche de Virgile, elles ne surprennent plus quand on voit avec quelle précision Eschyle avait annoncé ces événements dans son Prométhée.

Tertullien l'avait lu sans doute, et il avait été frappé comme nous de la ressemblance mythique qui existe entre le héros d'Eschyle et notre Dieu. Car, un jour, il s’est écrié en montrant le Christ aux païens: Werus Prometheus, Deus omnipotens, blasphemiis lancinatus !

Oui, le vrai Prométhée, c’est notre Dieu, non plus le Prométhée enchaîné ou crucifié, mais le Prométhée délivré, et vainqueur à jamais.

Les Juifs ont possédé le Christ vivant ; nous possédons le Christ ressuscité et triomphant ; les anciens, moins heureux que nous, n’ont pu en connaître que des figures très imparfaites.

è à ATH NISE LU FRE MY Re fe PRG le re ot ne rhone et A TEE

48 LES GRANDS DRAMES Néanmoins, le Prométhée d'Eschyle en est une preuve, ils ont cru à un Rédempteur promis par leurs oracles, et ils l'ont attendu avec confianee pendant des siècles et des siècles.

Non seulement les Grecs et les Romains ont cru à ces oracles et à l’avènement d’un Rédempteur, mais si vous étudiez des littératures plus anciennes encore, celles des Indiens, des Chinois, des Egyptiens et des Perses, vous y trouverez les mêmes croyanceS plus ou moins défigurées, mais assez concordantes pour qu'on puisse leur assigner une origine commune,

Nous pouvons en conclure que tous les hommes sont les enfants d’un même père, que ce père a péché contre le Dieu qui l'avait crééque cette faute a attiré un terrible châtiment sur lui-même et sur ses descendants, mais qu'avec son héritage de douleurs il a transmis à ses enfants la promesse et l'espérance d’une Ré- -demption.

Grâces soïent rendues à Dieu! nous, chrétiens, ne sommes plus au nombre des géné-

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est une rations qui attendent encore. Nous savons qu’il mis par æst venu parmi les hommes, cet enfant qui nfianee devait naître du mariage d’une vierge avec un Dieu ; nous savons que le Prométhée divin est ins ont venu délivrer le Prométhée humain, et nous in Ré- jouissons des immenses bienfaits de cette déli- Tatures vrance, depuis que le règne de Zeus a pris fin. ns, des Est-ce à dire que l’homme soit maintenant Lau à | arrivé au bonheur parfait ? Non certes, la terre n’a FAO jamais connu et ne connaîtra jamais un tel ir qu'on bonheur ; et c’est ici qu’un dernier trait du Pro- € méthée vient ajouter encort à sa ressemblance s hom- avec le premier Adam, c'est-à-dire avec le que ce genre humain.

t créé- Le héros d'Eschyle, en effet, même après sa timent délivrance, dut porter à son doigt un anneau de » Mais à Jer fait d'un morceau de sa rhaîne, et dans le smis à 1 chaton duquel était incrustéc :::: parcelle du roc ne Ré- de son pilori. Dernier vestige de sa captivité, et permanent emblème du cortège de douleurs chré- qu’il devait continuer de traîner après lui ! h géné-

Ah! qu'il est touchant et qu’il est vrai ce der-

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50 LES GRANDS D u4£S

nier rapprochement allégorique entre l’homme pécheur et Prométhée! Qui de nous ne porte pas encore un anneau de cette chaîne de fer qui liait l'humanité au démon et à la mort, et que le Christ est venu briser? Qui de nous ne porte pas dans son cœur et même dans son corps les stigmates du châtiment? Qui de nous ne sent pas à son doigt une parcel' ‘le ce rocher sanglant auquel fut rivé le ge ‘umain, et que le Christ est venu sanctifier en l’arrosant de son sang ?

C'est l'arrêt éternel et divin; soumettonsnous. Portons généreusement ces cicatrices qui nous font ressembler davantage à l’Homme- Dieu, et grâce auxquelles il nous reconnaitra pour ses frères |

N’allons pas nous imaginer qu'en détrônant Jupiter, le Christ a détrôné tous les faux dieux. Il y en a, et il y en aura toujours sur cette terre qui, parvenus aux sommets du pouvoir, persécuterout le droit et la justice !

Contre ces oppresseurs, quel que soit leur

"mamie titre, quel que soit leur nom, quel que soit leur porte drapeau, il faut lutter toujours, comme Proméer qui | thée contre l'empire tyrannique de Zeus.

que le L Toute faible qu'elle paraît alone hi la porte | vérité est toute-puissante quand elle est LR ps les par la patience, l'énergie, la persévérance à e sent vient toujours un temps où les faux dieux EM >r San- renversés, pour faire place au règne du droit et que le | de la justice.

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