‹ Les grands drames [microforme]Chapitre 22 sur 96 · LATE · texte numérisé non relu

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120 LES CRANDS DRAMES

Juliette aime toutà coup, comme sous un choc électrique, et elle en meurt.

Miranda, Virginia, sont d'une sensibilité outrée.

Le chagrin rend Ophélie folle.

Cordelia qui aime et respecte son père avec idolâtrie ne trouve pas un mot pour lui exprimer ses sentiments, et ses deux sœurs sont d’une loquacité inépuisable Gans leurs flatteries à l'adresse du noble vieillard.

Toujours des excès. Mais ces excès sont voulus, et font naître les plus saisissants contrastes.

Il va sans dire que nous n'avons fait qu’effleurer le sujet de cette étude au point de vue littéraire, et nous ne pouvons également qu’en esquisser le côté moral.

La morale de Shakespeare ne s'élève guère au-dessus de la morale naturelle. Elle peut se réduire à un petit nombre de règles fondamentales ; mais il faut lui rendre cette justice, que

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nm ses doctrines sont étudiées, méditées, fouillées profondément.

LÉ À Si les personnages qu’il a créés exposent mal quelquefois, ou méprisent même la morale en : paroles, ses drames la prêchent en action.

C L Un des principes qu'il a surtout démontrés : NS dans son théâtre, c’est que le crime doit être at puni ; et le châtiment qu'il lui inflige est toujours es 1 terrible, :

En prétendant réformer les mœurs, le protest tantisme avait exagéré l’action des foudres divi- - nes. [l avait trop représenté Dieu comme un | vengeur impitoyable, comme un effrayant justicier, et il avait paru ignorer la loi d’araour. Calvin avait prêché que l'humanité s’acheminait vers l’enfer à grandes multitudes. En même temps la prédestination des hommes était envi- je sagée à un tel point de vue qu'elle ressemblait à | la fatalité. si

$ Cette croyance est surtout sensible dans ÆZamlet et Macbeth. Quoi qu’ils fassent, leurs destinées paraissent inévitables, et ils ne croient pas

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