‹ Les grands drames [microforme]Chapitre 35 sur 96 · AR RO TIC TEAM AN EN TANT ENTER · texte numérisé non relu

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dire l’homme, chercherait le bonheur dans la science, et avec un pareil professeur il ferait sans doute d'immenses progrès, au moins dans les sciences naturelles. Il se ferait une grande réputation, et les peuples ‘lui décerneraient la couronne du génie.

Les honneurs suivraient. Il arriverait aux plus hauts emplois, à la gloire, à la puissance.

Il acquerrait des biens, des richesses, avec toutes les jouissances qu'elles peuvent precurer.

Et puis enfin il se livrerait aux plaisirs, aux fêtes, au luxe, à la mollesse, à la volupté.

Mais son âme insatiable répondrait toujours à la question du démon: Es-tu satisfaite ? ‘ Non, je ne le suis pas. Tout cela ne comble pas mon désir, qui grandit sans cesse. Sans doute j'ai des moments de jouissance, mais ces moments sont fugitifs, et il ne se passe pas un seul jour sans que je sente au fond de mon cœur un vide que tu ne peux remplir.”

Alors Faust tenterait de rompre avec Satan, et après de pénibles efforts il ferait une bonne

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action, il balbutierait un acte de foi, il murmurerait une prière de son enfance.

Malgré le démon, et après une lutte terrible contre lui, il se remettrait à la recherche du vrai Beau et du vrai Bien. Enfin, un jour, les consolations divines descendraient dans son âme,

et il se proclamerait heureux.

Satan se présenterait sans doute, car l'esprit de ménsonge est audacieux, et produisant son pacte sanglant, il dirait : “ Tu m’appartiens dorénavant puisque tu as eu ton jour de bonheur.”

Mais Faust lui répondrait : “ Va-t-en, infàme ! J'ai eu un jour de bonheur, mais ce n’est pas toi qui me l'as donné. J'appartiens. dorénavant au seul dispensateur des vrais biens:et du vrai bonheur.”

C'est ainsi que se vérifierait la parole du Seigneur à Méphistophélès dans le pralogue :

‘Tu resteras confondu lorsqu'il te faudra convenir qu’un homme bon, dans le vague élan de son âme, a toujours la conscience du droit

chemin.”

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GŒTHE : 213 urerible 1 Dans son étude du Faust de Gœthe, M. Alex- > du ! andre Dumas, fils, a entrevu tout cela. Il voudrait les à. : que Faust, ‘ au bout de chaque chose humaine et âme, | terrestre trouvât le vide et les ténèbres, puisqu'il n’a plus l'appui et la lumière de son âme ; pour lui faire dépasser les limites assignées à ee

ces choses sur la terre.”

Il voudrait que Faust s'adressât alors à son compagnon en disant : “ Tu as juré de m'obéir; d’être mon serviteur : donne-moi la solution du problème humain.” Et voyant l'impuissance de Satan, à lui donner cette solution, Faust ne devrait plus avoir qu’une idée, se reconquérir en lui-même et en Dieu.

o ‘ Voilà la lutte intéressante dont le génie du | poète aurait à trouver les incidents, les péri. | péties, la progression et le triomphe au profit

de l’homme, qui redeviendrait le serviteur de Dieu.” Mais Gœthe n'avait pas l’âme assez élevée,

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