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Que je souffre à mes yeux qu’on ceigne une autre tête Des lauriers immortels que la gloire m’apprête,
Ou que tout mon pays reproche à ma vertu
Qu'il aurait triomphé si j'avais combattu ;
Et que sous mon amour ma valeur endormie Couronne tant d’exploits d’une telle iniamie !
Non, Albe, après l'houneur que j’ai reçu de toi,
Tu ne succomberas ni vaincras que par moi :
Tu m’as commis ton sort, je t’en rendrai bon compte, Et vivrai sans reproche, ou périrai sans honte,