‹ Les grands drames [microforme]Chapitre 65 sur 96 · CODE PE COLLE 1. * LA · texte numérisé non relu

CODE PE COLLE 1. * LA

CORNEILLE 327 1e Corneille a été soumis par les exigences de re son temps aux règles d’une poétique étroite et “A | formaliste. Les chaînes qu'on lui imposa ont se gêné l'essor de son génie; et cependant les n. poètes dramatiques de notre siècle qui ont re- Je jeté toutes ces règles, et qui ont prétendu s’afrs franchir de tout joug, sont incapables de monju trer dans leur répertoire de: œuvres qui égalent

celles de Corneille.

nt Quels génies étaient donc les Corneille et les e- : Racine |! Tout chargés de chaînes, ils planaient

dans les hauteurs, tandis que les dramaturges e1- contemporains, libres et légers, ne peuvent s'élever de terre.

e Corneille n’a pas eu le don de plaire à Vole taire, et l’on comprend pourquoi: le poëte sans a foi avait énormément d’esprit, mais il lui mann, quait le sens de la grandeur. Ses critiques mesu quines et injustes des tragédies de Corneille n’ont pu empêcher ce nom illustre de passer € dans la langue française comme synonyme de grand. Le plus bel éloge que l’on puisse faire d’un poète, c'est de dire que ses vers sont crnéliens.

CISATUE à tres

HN

non net orne ntanaremnacimenntes RERSONRENNEE ' ; si RE FMI Ws ET FO MENAIEE SET HLMEN EUR PAL AA AN DAS \ EAU 2 NEA

4 ft à " NON Ta

Quand un grand génie, après avoir illuminé | son siècle, décline et disparaît à l'horizon humain, comme un soleil qui se couche, il n'arrive pas toujours que la nuit se répande sur le monde. Dieu permet quelquefois qu’un autre soleil se lève, et brille à son tour au firmament de l’art. C'est ainsi que la France vit apparaître Racine, lorsque la gloire de Corneille s’éclipsa ; et ce nouvel astre n’empruntait pas sa lumière, comme la lune, au soleil disparu. C'était un autre foyer lumineux, rayonnant par lui-même, et qui, plus heureux que l’autre, ne connut pas de déclin.

Entre ces deux grands poètes dramatiques il y a certainement de nombreuses ressemblances ; mais il y a aussi des contrastes remarquables.

PAYPAL à PU NAS SopUES AR D ape Re SA FAMOPIENS

PTS M UT Te CO Ut te AU OUD eh 4 ain MAINS "A: tET AUX GOERNER DU) om nie ART TU 6 U4 Cube 41: 7 { :

” sat ace A PAR LS MU D PU ITU D à “oi À MEN OPA CAE hi OH # RE # Ad 4 HAS OA PUR EN MEN \

Racine s'élève moins haut que Corneille, il fait moins grand ; mais il est plus élégant, plus délicat, plus harmonieux, plus homme de goût. Ses personnages parlent plus facilement, plus

clairement, avec plus de grâce ; ils ont le ton et le style oratoire. Ceux de Corneille ‘parlent un langage plus rude, mais plus éloquent.

Corneille est plus Æwmain : Racine est plus français.

Racine fut le digne interprète d’un siècle raffiné, et d’une société remarquable par son élé- gance et sa distinction. Ileut l’art de bien dire du peuple le plus policé de la terre.

Mais cette tenue, toute d'élégance, est un peu guindée. Elle a je ne sais quoi d’officiel et de -convenu. Elle se renferme dans certaines bornes trop étroites, qu’elle ne veut pas franchir. Elle bannit la fantaisie, cette fantaisie étonnante, légère, exubérante qui est un des charmes de Shakespeare. Comme Corneille, et peut-être plus -encore, Racine est esclave de la discipline litté-

Page 1