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denis Sn nt RE Ne TARN ESCHYLE 25 >i de ‘10 sentiments, et c'est pourquoi il a prié pour eux nt ém en disant : “ Ils ne savent pas ce qu’ils font !” la loi à Cependant la crucifixion cruelle est terminée. Prométhée est suspendu entre ciel et.terre sur Puis- | une cime farouche du Caucase, et la Puissance cher, ii le raille :
ssion ‘ Maintenant, brate encore les dieux, vole ce obéit, ‘ qui est aux Immortels pour le donner à des toyer.. ‘ Ephémères ! Que peuvent-ils ces êtres d’un romé- ‘jour pour alléger tes souffrances ? On t'a mal it de HA ‘‘ nommé en t'appelant Prométhée, car c’est un > trop 1 ‘ Prométhée qu’il te faudrait pour briser tes ourne ‘“ chaînes.” sen- : Au sommet du Calvaire, les princes des préà tres trouvaient aussi que Jésus avait été mal Ta ‘ nommé, puisque ce nom signifie sauveur, et ils Cette disaient en le raillant : “ Il en sauve d’autres, et J'ac- GE ‘il ne saurait se sauver lui-même ! ” \ Nouvelle ressemblance avec Jésus-Christ — s, que- EAN Prométhée, qui pourrait jeter à la face de ses
ennemis de si foudroyantes répliques, garde un sr ces silence absolu. Tant qu'ils sont là, autour de son
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gibet, leurs sarcasmes, leurs outrages, ajoutés à ses souffrances, ne lui arrachent pas une parole, pas un gémissement.
Mais quand l’infortuné est resté seul, étendu sur sa croix renversée qui domine l'horizon sans bornes, sans autres compagnons que les bêtes fauves, sans autre témoin que la nature immense toñte peuplée d'êtres insensibles, il lui semble que les astres sont des yeux qui le regardent, que les flots de la mer qui mugissent au loin, et les vents qui se plaignent en effleurant son rocher, sont une fou'e qui va le comprendre ;
alors une plainte formidable et solennelle s'é-
chappe de sa poitrine, et c’est aux cieux et à la terre qu'il l'adresse :
‘ O divin Ether, vents aux ailes rapides, ‘“ sources des fleuves, rires innombrables des “ flots de la mer ! Et toi, Terre, mère de toutes “ choses ! Et toi aussi, Soleil, qui vois tout ! Je ‘ vous atteste! regardez-moil Voyez ce que, “ dieu moi-même, je souffre pa: les dieux!
“Voyez ces outrages, et combien je devrai
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