bacne. venait de se ligner avec Gharles-Quint
4. Notes. il ne s'agissait pins de faire des conô. Rétif. Le mot rebours signifie quêtes, mais de couvrir la France. An
proprement le cndrepoil d'une étoffe moment d être congéd.ô , Montlnc eut
treburrus) ordre <* "ler trouver le roi en son
* '' conseil, auquel assistaient M. de Saint»
6, C'était vers le commencement de Pol et l'amiral d'Annebant. mars 1544. Les choses allaient molle- Le premier était partisan de la démeut en Piémont, lorsque M. d'En- fense; il craignait les hasards; il vougbien dépêcha Montlnc vers le roi lait attendre. Le second fut dn même François I", ponr demander des ren- avis. Cependant, Montlnc trépignait forts et la permission de livrer ba- d'impatience et brûlait de répondre, taille aux impériaux. Malgré des suc- Le roi souriait de son dépit ; enfin, il ces partiels en Italie, on était resté lui permit de prendre la parole.
gnies de la gendarmerie* ny celtes des chevaux légers festoient complettes; mais je luy dis qu'il estoit impossible *, et qu'il y en avoit qui avoient obtenu congé de leurs cappitaines pour aller à leurs maisons se rafraischir, et d'autres étoient malades, mais que, s'il plaisoit à Sa Majesté donner congé • aux gentilz-hommes qui le luy demanderaient, pour se trouver à la bataille, ilz supplééroient bien au déffaut qui pour roi t estre esdites compagnies. « Puis doncques, Sire, dis-je lors continuant mon propos4, que je suis si heureux que de parler devant ung roy soldat •, qui voulez-vous qui tue neuf ou dix mil hommes, et mil ou douze cent9 chevaux*, tous résolus de mourir ou de vaincre ? Telles gens que cela ne se deffont pas ainsi ; ce ne sont pas des aprentis7. Nous avons souvent sans advantage* attaqué l'ennemy, et l'avons le plus souvent battu. J'oserois dire que si nous avions tous ung bras lié, il ne seroit encores en la puissance de l'armée ennemie de nous tuer de tout ung jour, sans perte de la plus grand part de leurs gens et des meilleurs hommes. Pensez9 donc quand nous aurons les deux bras libres et le fer en la main, s'il sera aisé et facile de nous battre. Certes, Sire , j'ay appris des sages cappitaines l0, pour les avoir ouy discourir, qu'une armée composée de douze à quinze mil hommes est bastante " d'en affronter une de trente mille ; car ce n'est pas le grand nombre qui vainc, c'est le bon cœur; ung jour de bataille, la moitié ne combat pas ; nous n'en voulons pas davantage ; laissez faire à nous. » Monsieur le Dauphin " s'en rioit derrière la chaire du roy, continuant tousjours à me faire signe de la teste ; car à ma mine **, il sembloit que
1. Les gens famés étaient , dans lé prentif (de apprendivus, celui qui *p-
prlncipe , des hommes de guerre * à prend),
cheval, et armés de toutes pièces. 8. De nombre oa de positi(m,
J^^n^^^I 9,Sonargumenta,^H est cri-
avait seulement quelques hommes en .\
mnntrtk. *
3. Congé (permi»ion, de commtalus, 10- Un capitaine est un homme de autorisation)? S**Tn **Pèrimente. Corneille dit .
4. Propoi , l'idée proposée [propo- • « iMi P,M M,dâl «»• ***** • titum). M. Bottante» suffisante pour (de l'i-
8. Il appnia sur la fibre chevalerea- talien **&• il *«^0qne de ce roi qui ne t'épargnait pu IX* Henri II, qui avait aussi l'hur
Âans le péril. raeur vaillante.