Les femmes Hgèft
en une main leur fille, et en l'autre leur femme ; et furent nombres à plus de huit cents hommes, femmes et enfants. j'avais vu une grande pitié aux bouches inutiles », mais j'en vis bien autant àla séparation de ceux qui s'en venaient avec nous et ceux qui demeuraient. Jamais en ma vie je n'ai vu une départie 8 si désolée ; et, encore que nos soldats eussent pâti8 jusqu'à toute extrémité, regrettaientils infiniment cette départie, et qu'ils n'eussent la commodité de sauver la liberté de ce peuple, et moi encore plus, qui ne pus sans larmes* voir toute cette misère, regrettant infiniment ce peuple, qui s'était montré si dévotieux ■ à sauver sa liberté. Et après que le sieur Gornelio fut dehors, tous les Italiens sortirent, et les citadins à la queue • des Italiens. Puis sortirent, u la tête de nos Français, Saint-Auban et Lussan armés 7, les piques sur le col , et après eux, une troupe d'arquebusiers, et à la tête des piquiers deux capitaines : plus une troupe d'arquebusiers que le capitaine Gharry et Blacon commandaient, ayant chacun une hallebarde à la main, et les enseignes * au milieu des piquiers, tout ainsi que les Italiens. Après, je sortis armé et messire Hieronyme Espano côte à côte de moi ; car je craignais que Ton le prit, parce qu'il était l'un des principaux auteurs de la révolte de la cité * : il était sur un cheval turc vieux, et moi sur un autre bien maigre et harassé; encore faisais-je bonne mine 10.
Je laissai deux enseignes siennoises à la porte, et les priai de la fermer incontinent après moi 4I et de ne l'ouvrir jusqu'à ce que le marquis lui-môme arrivât à celle-ci. Ledit marquis allait et venait, et le seigneur Ghiapin Vitello
i. Montluc avait été réduit à faire 4 MontluC avait dm «but, quoiqu'on
sortir de la ville toutes les bouches en dise,
inutiles. Il y avait eu là de grandes t$, gi dévoué.»
«mffrarices. . À .