‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 151 sur 559 · I. Se êifihOare (agrafer, flhOa). 6. Il faut · texte numérisé non relu

I. Se êifihOare (agrafer, flhOa). 6. Il faut

Jg& CLASSIQUES FRANÇAIS .

par l'envie et l'oultrage i du peuple Romain, et par la lascheté de la noblesse et des magistrats qui m'ont abandonné et m'ont souffert de chasser en exil, de manière que j'ay esté contraint de recourir comme humble suppliant à ton fouyer2, non pour sauver et asseurer ma vie : car je ne me fusse point hasardé de venir icy, si j'eusse eu peur de mourir, mais pour le désir que j'ay de me venger de ceulx qui m'ont ainsi chassé, ce que je commence -desj à à faire, en mettant ma personne entre tes mains. Parquoy si tu as cueur de te ressentir jamais des dommages que t'ont fait tes ennemis, sers toy maintenant, je te prie, de mes calamités, et fais en sorte que mon adversité soit la commune prospérité de tous lès Volsques, en t'asseurant que je ferai la guerre encore mieux pour vous, que je ne l'ay jusqu'ici faite contre vous, d'autant que mieux la peuvent faire ceulx qui cognoissent les affaires des ennemis que ceulx qui n'y cognoissent rien* Mais si d'advanture 3 tu te rends, et es las de plus tenter la fortune, aussi suis je quant à moy las de plus vivre. Et ne seroit pas sagement fait à toy de sauver la vie h un qui jadis t'estoit mortel ennemy, et qui maintenant ne te sçauroit plus de rien profiter ne servir. »

Tullus ayant ouy ces propos, en fut merveilleusement ayse, et luy touchant en la main luy dit: « Lève toy, Maiv tius, et ayes bon courage ; car tu nous apportes un grand bien en te donnant à nous j au moyen de quoy tu dois espérer de plus grandes choses de la communaulté des Volsques. » Si le festoya pour lors, et luy feit bonne chère , sans aultrement parler d'affaires. Mais aux jours ensuivans puis aprè74, ils commencèrent h consulter entr'eul* des moyens de faire la guerre, (Via de Coriolcm.)

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Le jour ne faisoit guère quo commencer à poindre*, et le soleil à rayer 8 sur les cimes des montagnes, quand il se trouva une troupe d'hommes armés, et embastonnés* à la façon des brigands, au-dessus du mont qui s'eslève le long

!. De ultra (ce qui va au delà). 5. Rayer (à rayonner).

t.Defeeui [fueeo en italien). e. Gomme empiétâtes (armés do

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