Tout de von (de vcientem). la ire
*. Courroux, dérWe de corruptum •• Mai8' négligeant...
(ayant le sens de deuil, ruine, et par *<>. Nous nous tuons ae travail,
"tension de colère). On disait priini- il. Entieprise.
16G. CLASSIQUES FfiANÇAlS
Né à Lire, près d'Angers, dans une" famille illustre, cousin d'un cardinal, Joachim du Bellay fut la constellation la plus brillante de cette Pléiade où figuraient le grammairien Baïf, Rémi Belleau, surnommé mal à propos le poète de la nature, Amadis Jamyn, le disciple chéri de Ronsard, l'évêque Pontus de Thyard, Etienne Jodelle, réformateur de la scène, et le professeur Daurat. Ce fut lui qui donna le signal de l'insurrection dans son éloquente Défense de la langue française (en 1549). Lancé contre l'ignorance des poètes, la futilité de leurs chants et la dissipation de leurs mœurs, ce manifeste prétendit ennoblir a la fois la forme et le fonds 'de notre poésie par Finfusion 'des langues anciennes, et l'avènement de» genres relevés qui n'avaient pas encore droit de cité parmi nous. Bien des idées justes pourraient être glanées dans ce programme où un initiateur entreprenant enseigne avec une sorte d'enthousiasme l'art de concilier l'imitation et l'invention, d'enrichir le vocabulaire et d'égaler les modèles antiques sans renier le génie national.
Après avoir sonné la charge, Bu Bellay se retira de la lutta, et même essaya plus d'une fois de la pacifier par sa modération. II ne fut pas, comme Ronsard, un de ceux qui parlaient un français grec et latin. Lui, du moins, il écrivit par instinct, non par système. Critique judicieux en même temps que poète discret, il vit avec effroi les excès commis par les esprits serviles qui poussaient à outrance les principes d'une poétique mal comprise. Il s'affligea des parodies burlesques et de la gravité comique des ambitieux qui pindarisaient à tort et à travers. Il persifla les innovations grammaticales de son confrère Baïf, et censura les violences périlleuses qui mirent la muse à la torture.
Ses ailes modestes ne l'emportèrent jamais dans les nuages, ni sur les cimes olympiennes. Il se contenta d'être naturel et sincère. Datés de Rome, la plupart de ses sonnets doivent leur charme au vif sentiment de la réalité, à une fantaisie qui rajeunit même le lieu commun, à l'ennui d'une âme mélancolique, à l'émotion des spectacles grandioses, et parfois à l'industrie d'un style qu'Horace eût goûté. Engagé dans les ordres, mais plus voisin de Tibulle que de saint Augustin, il mérita d'être appelé V Ovide français.
APPEL ACX ARMB*
Là doncques, François, marchez courageusement vers