‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 201 sur 559 · Habitué... 9# Ce que npils ferons aimer dans · texte numérisé non relu

Habitué... 9# Ce que npils ferons aimer dans

5. Des ratura ( Un» , rteontrir Montaigne , o'est le parfait natnrel. d'an enduit) et des traeeutee (action Comme il nous guérit de la vaine raéde tracer une liane pour effacer). torique I

•• Quand je les traîne an feftftuvr, 10. Tient àtaeHauMart (fréquenter).

nos Ames s'entretiennent. En l'amitié de quoy1 je parle, elles se meslent et confondent Tune en l'aultre d'un mesiange si universel *, qu'elle effacent et ne retrouvent plus la cousture qui les a joinctes '. Si on me presse de dire pourquoy je l'aymoys*, je sens que cela ne se peult exprimer qu'en respondant, « Parce que c1 estait luy; parce que c'estoit moy. » Il y a », au-delà de mon discours et de ce que j'en puis dire particulièrement, je ne sçais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de ceste union. Nous nous cherchions avant que de nous estre veus, et par des rapports9 que nous oyions l'un de l'aultre, je croys par quelque ordonnance du ciel. Nous nous embrassions par nos noms : et à nostre première rencontre, qui feut par hazard en une grande feste et compaignie de ville» nous nous trouvasmes si prins 7, si cognus, si obligez * entre nous, que rien dez lors ne nous feut si proche que l'un & l'aultre. 11 escrivit une satyre latine excellente, qui est publiée, par laquelle il excuse et explique la précipitation de nostre intelligence * si proraptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé (car nous estions touts deux hommes faicts, et luy plus de quelques années), elle n'avoit point à perdre temps, et n'avoit à se régler au patron *• des amitiez molles et régulières , ausquelles il fault tant de précautions de longue et préalable u conversation "t Ceste-cy n'a point d'aultre idée que d'elle-mesme, et ne se peult rapporter qu'à soy : ce n'est pas une spéciale considération", ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille; c'est je ne sçay quelle quintessence ** de tout ce meslange, qui ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et *e perdre dans la sienne; qui, ayant saisi toute sa volonté,

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