Sur le point dé passer. '• Gntw* P*n*Mfc
4. Ainsi, notre mori ndus apportera *' J68 éPhétttosla mort de... 9' De piques.
ft. fft* c'est pourquoi. u^JS^ ^^ï^1
r * la nature qui gourmande lhonfme,
6. Rappeles-vous la belle page de parce qu'il ne se résigne pas à mourir.
Pline sur l'enfant qui vient de naître : Relisez aussi dans la Fontaine la fabla
ihchel de Montaigne 215
monde, comme vous y estes entrer. Le mèsraé passage cfiiè tous feistes de fa mort à la Vie, sans passion et sans frayeur, refâicteâ-Ie de la vie & la mort. Vostre mort est une des pièces de l'ordre de l'univers; c'est une pièce de la vie du monde. Changeray-je pas pour vous ceste belle contexture des choses ? C'est la condition de vostre création; c'est une partie de vous, que la mort, Cet estre que ' vous jouysséz est également î>arty * à la mort et à la vie. Le premier jour de vostre naissance vous achemine à mourir* comme à vivre. Tout ce que vous vivez, vous le - desrobez à là vie ; c'est à ses dépens. Le continuel ouvrage de vostre Vie, c'est bastir la mort. Vous estes en la mort pendant que vous estes en vie ; ou, si vous l'aimez mieulx ainsi, vous* estes mort aprez la vie» mais pendant la vie vous estes mourant } 6t la mort touche bien plus rudement le mourant que le mort, et bien plus vifvemerit et essentiellement. Si vous avez faict vostre proufit de la vie, vous en estes fepeu * i allez vous-en satisfaict.. Si vous n'en avez sçii user, si elle vous estoît inutile, que vous chauïtil de l'avoir" perdue? à quoi faire * La voulez-vous encoresî La vie n'est de soy ny bien ny mal ; c'est la place du bien et du mal, selon que Vous la leur faictes» Et si vous avez vescu un jour, vous avez tout veu : un jour est égal à foute jours. Il n'y a point d'aultre lumière ny d'aultre nuict : ce soleil, ceste lune» ces estoiles, ceste disposition, c'est celle* mesme que vos ayeuls ont jouye et qui entretiendra vos arrière-nepveùx *. Et au pis-aller, 1» distribution et variété de touts les actes de ma comédie se parfountit * en un an. Si vous avez prins garde au bransïe 7 de mes quatre sen sons, elles embrassent l'enfance, l'adolescence, la virilité; et la vieillesse du monde : il a joué son jeu; il n'y floait âultre finesse que de recommencer; ce sera tousjeurs eelamesme '. Je ne suis pas délibérée de vous forger aultres nouveaux passe-temps : faictes place aux aultres- comme d'aultres vous l'ont faicte. L'équattté • est la première
de la Mort et du mourant. N'oubliez 5. Compares Lucrèce. pas Bossuet. [Recueil de* classes svpè- 6 s'achève. Heures.) t. Dont...