Je dirai plus. m fait narquoise
2. Gela dépend de (jacet in), 5. En même temps que voas (f«*w-
3. Compares Rousseau. (Recueil des tum *0« classes supérieures.) 6. Achevant.
4. La mort y met de l'ironie ; elle 7. Qui durerait sans fin*
mauldiriez sans cesse de vous en avoir privé â : j'y ay à escient meslé quelque peu d'amertume, pour vous empescher, voyant la commodité de son usage, de l'embrasser trop avidement et indiscrettement. Pour vous loger en ceste modération 2, ny de fuir la vie, ny de fuir la mort, que je demande de vous, j'ay tempéré Tune et l'aultre, entre la doulceur et l'aigreur. J'apprins à Thaïes, le premier de vos sages, que le vivre et le mourir estoit indifférent : par où, à celuy qui luy demanda pourquoy doncques il ne mouroit, il respondit très sagement : « Parce qu'il est indifférent. » L'eau, la terre, l'air, le feu, et aultres membres de ce mien bastiment, ne sont non plus. instruments de ta vie, qu'instruments de ta mort. Pourquoy crains-tu ton dernier jour? Il ne confère * non plus à ta mort que chascun des aultres : le dernier pas ne faict pas la lassitude; il la déclare. Tous les joars vont à la mort : le dernier y arrive. » Voylà les bons avertissements de nostre mère nature.
Or, j'ay pensé souvent d'où venoit cela, qu'aux guerres, le visage de la mort, soit que nous la voyions en nous ou en aultruy, nous semble sans comparaison moins effroyable qu'en nos maisons ; aultrement ce seroit une armée de médecins et de pleurars 4. Je crois, à la vérité, que ce sont ces mines et appareils effroyables dequoy nous l'enfournons, qui nous font plus de peur qu'elle * : une toute nouvelle forme de vivre ; les cris des mères, des femmes et des enfants; la Visitation de personnes estonnées6et transies7; l'assistance d'un nombre de vaslets pasles et esplorez ; une chambre sans jour ; des cierges allumez ; nostre chevet assiégé de médecins ; somme 8, tout horreur et tout cflroy autour de nous : nous voylà desjà ensepvelis et enterres. Les enfants ont peur de leurs amis mesmes, quant ils les voyent masquez : aussi avons-nous9. Il fault oster le masque aussi bien des choses que des personnes: osté qu'il sera l0, nous ne trouverons au-dessoubs que ceste mesme mort qu'un vaslet ow simple chambrière passèrent derniè-
f 1. C'est bien probable. ses supérieures.)
' î Qni consiste à nefuir ni lavie, ni... 6. Attonitus (frappé de la fondre).
j 3. Il ne contribue pas pins à... 7. De tramire (trépasser), mourir
| 4. Le mot est ironique et dédai- * fn^s
gueux. 8. En somme.
.x 5. Lises une très -belle lettre de 9. En est-il de nous {nos habemus) ,
' Joubext sur la mort. [Recueil des clos- 10. Quo sublato (lui disparu)
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remeat sans peur. Heureuse la mort qui oste le loisir aux apprests de tel équipage!
Une vraye prière est une religieuse réconciliation de sous à Dieu, elle ne peult tumber en une ame impure et soufe* mise, lors l mesme, à la domination de Satan. Geluy qui appelle Dieu à son assistance pendant qu'il est dans le train* du vice, il faict comme le coupeur de bourse qui appellerait la justice à son ayde, ou comme oeulx qui produisent le nom de Dieu en tesmoignage de mensonge *. Il est peu d'hommes qui osassent mettre en évidence les requestes seorettes qu'ils font à Dieu ; voylà pourquoy les pythagoriens * vouloient qu'elles fussent publicques et ouïes d'un chascun ; à un qu'on ne le requist de chose indécente et injuste 9. Ayants l'ame pleine de concupiscence, non touchée de repentance ny d'aulcune nouvelle réconciliation envers Dieu, nous luy allons présenter ces paroles que la mémoire4 preste à nostre langue, et espérons en tirer une expiation de nos faultes. Il n'est rien si aysé, si doute et si favorable que la loy divine; elle nous appelle à «oy, ainsi fauUJer** et détestables comme nous sommes; elle nous tend les bras, et noue receoit en son giron • pour vilains, ords * et bourbeux que nous soyons et que nous ayons à estre a l'&dvenir lf : mais eneores, en recompense **, la faut il regarder de bon œil ; eneores fault il reoevoir ce pardon avec action de grâces; et au moins, pour cet instant que nous nous adressons à elle, avoir l'ame desplaisante de ses faultes, et
l . Alors même, nuit au* mm fautes, un «naja sur «ea
t. Pans l'habitude du vice, tort*. »
11 WmUù mal* Mta «iuwm oouclni- '• ^ n0n lft cœW* f Deniandet, dit 8. Taeuo mm vota sumro eonctpt- joubert, c'est recevoir, quand on demi.a dit un ancien. En secret eU ^ete^^L', mi-voix, nous concevons des vœux coupables. . 7- s°Jetg aux fi*» (de /«««*