‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 220 sur 559 · Je les fia ire , qui vient de fra- dit · texte numérisé non relu

Je les fia ire , qui vient de fra- dit

erir* atoir de «»• 9. Et par 11 plus forte...

*. Se ***> se aoqaer (gosarse, 1Q Particip/de poindre (pangere).

S. « A demi-bouche. * Expression

il. Gomme on dit mort-aux-rats.

pittoresque. '*• G*M*en.

6. « Acertes. > Vieux mot hors d'à- 13. Elle ne se produit pas après toute sage, qui signifiait avec certitude. faute.

péché, non de celuy qui est invétéré, habitué, mais de l'accidentai * et advenu par surprinse ou par force ; ny des choses1 qui ne sont pas en nostre puissance, desquelles y a bien regret et desplaisir, non repentir; ny ne doibt advenir en cous pour les issues* mauvaises à nos conseils et desseins. Il est advenu aultrement que Ton a pensé, conceu et advisé : pour cela ne se fault repentir du conseil et de l'advis, si lors Ton s'y est porté comme Ton debvoit, car Ton ne peut pas deviner les issues4 : si Ton les sçavoit, il n'y auroit lieu de consulter; et ne fault jamais juger des conseils par les issues ; ny [le repentir] ne doibt naistre en nous par la vieillesse, impuissance et desgout des choses : ce seroit laisser corrompre son jugement ; car les choses ne sont pas changées, pour ce que nous sommes changés par l'aage*, maladie ou aultre accident. L'assagissement ou amendement qui vient par le chagrin, le desgoust et foiblesse n'est pas vray ny consciencieux, mais lasche et catarreux6. Il ne fault point que la lascheté du corps serve de courtier7, pour nous ramener à Dieu et à nostre devoir» La vraye repentance et vray radvisement8 est un don de Dieu, qui nous touche le courage9 et doibt naistre en nous, non par la foiblesse du corps, mais par la force de l'âme et de la raison.

Or de la vraye repentance, naist une vraye, franche et consciencieuse confession de ses faultes. Gomme aux maladies du corps, l'on use de deux sortes de remèdes, l'un qui guarit, ostant la cause et racine de la maladie; l 'aultre qui ne fait que pallier10 et endormir le mal, dont cestuy-là est plus cuysant que cestui-ci, mais aussi plus salutaire : ainsi aux maladies de l'âme, le vrai remède qui nettoyé et guarit, e'estune sérieuse et honteuse confession de ses faultes; l' aultre faux, qui ne fait que desguiser et couvrir, est excuse ; remède inventé par l'auteur du mal mesme, dont dit le proverbe, que la malice s'est elle-même faict et cousu

1. On se repent do péché accidentel. 7. On disait d'abord couratier (de

î. On ne se repent pas des... euratarius , entremetteur d'achats ou

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