‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 221 sur 559 · Du grec xaxappwt, écoulement. (pa/foum · texte numérisé non relu

Du grec xaxappwt, écoulement. (pa/foum

une robe; c'est l'excuse, la robe faicte de feuilles de figuier des premiers faultiers1, qui se couvrent et de parole et de faict, mais c'estoit d'un sac mouillé* . Nous debvrions donc apprendre à nous accuser, dire et confesser hardiment toutes nos actions et pensées.

La vanité se démonstre et témoigne en plusieurs manières; premièrement, en nos pensées et entretiens privés 3, qui sont bien souvent plus que vains, frivoles et ridicules, auxquels toutesfois nous consommons grand temps, et ne sentons point4. Nous y1 entrons, y séjournons et en sortons insensiblement, qui est 6 bien double vanité et grande inadvertance de soy. L'un, se promenant en une salle 7, regarde à compasser ses pas d'une certaine façon sur les carreaux ou tables du plancher8; cesjb aultre discourt en son esprit longuement et avec attention comment il se comporteroit s'il estoit roy, pape0, ou aultre chose, qu'il sçait ne pouvoir jamais estre, et ainsi se10payt de vent, et encore de moins, car11 de chose qui n'est et ne sera point. Cestuy-cy songe fort comment il composera son corps, ses contenances, son maintien, ses paroles d'une façon affectée, et se plaist à le faire comme de chose qui lui sied fort bien, et à quoy tousdoibvent prendre plaisir. Et quelle vanité et sotte • inanité en nos désirs et souhaits w, d'où naissent les créances et espérances encore plus vaines. Et tout cecy n'advient pas seulement lorsque n'avons rien à faire, et que nous sommes engourdis d'oisiveté, mais souvent au milieu et plus fort des affaires : tant est naturelle et puissante la vanité, qu'elle nous desrobe et nous arrache des

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