‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 269 sur 559 · Trjquer est entourer un boi* meraude · texte numérisé non relu

Trjquer est entourer un boi* meraude

SAlffT FRANÇOIS DE SALES 291

piété que je regarde, quand je puis, pour alléger et délasser mon esprit.

Mais je ne fais pas pourtant profession d'estre écrivain; car la pesanteur de mon esprit et la condition de ma vie exposée au service et à l'abord * de plusieurs, ne me le sauraient permettre. (Préface du Traité de l'amour de Dieu.)

Représentez-vous de belles colombes aux rayons du soleil; vous les verrez varier en autant de couleurs comme * vous diversifierez le biais > duquel vous les regarderez ; parce que leurs plumes sont si propres à recevoir la splendeur, que le soleil voulant mesier sa clarté avec leur pennage4, il se fait une multitude de transparences, lesquelles produisent une grande variété de nuances v et changements de couleur, mais si agréables à voir qu'elles surpassent l'émail 6 des plus belles pierreries, mais si resplendissantes et si mignardement7 dorées, que leur or les rend plus vivement colorées; car en ceete considération ' le prophète royal * disoit aux Israélites ;

Quoique l'affection vous fane M le visage,

Votre teint désormais se verra ressemblant

Aux aiies d'un pigeon**, «ù l'argent est tremblant.

Et dont l'or brunissant** rayoftfte** le pennage.

Certes, l'Église est parée d'une variété excellente d'enseignemens, sermons, traités et livres pieux, tous grandement beaux et aimables à la vue, à cause du mélange admirable que le soleil de justice fait des rayons de sa divine sagesse avec le riche penuage de la colombe mystique. Mais parmi toute la diversité des couleurs de la doctrine qu'elle publie, on descouvre partout le bel or de la sainte

1 . À l'audience. (Son temps n'est pas 7. De minnia, amour (liant aile*

à lui.) mand).

S> Comte, pour suivent que. 8. Avec cette pensée.

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