Boilean a dit : Tourna des triolet*, rima dm ma
Marot, tateattt après, flt ftaarir fo Utlado, A des rifralos rftfléa utartit Itt rta4«aâs,
tu 9tnemmmm sjc*lasitiqi!m •
Hz nourrissoient leurs grans trouppeaux de songea,
D'ergo, d'utrum, de qmré*, de mensonges;
Hz ont laissé le pain qui ne périst,
Pourcestuy-là qui à l'instant pourrist;
Hz ont laissé la vrâye olive, et franche,
Pour s'appuyer sur une morte branche.
Hz ont reçeu vaine philosophye,
Qui tellement les hommes magnifye'
Que tout l'honneur de Dieu est obscurcy...
En mesprisant celle qui, tout en somme,
Donne louange à Dieu, et non à l'homme.
■A •ORMlttfB AU TBMPS) JA»1S)«
An Roy
Je ne me sens du nombre des coulpables. Mais je sçais tant de juges corrompantes1 Dedans Paris, que, par pécune prinse6 Ou par amys, ou par leur entreprinse Ils saulveront la vie orde7 ou immunde
Ci œoutia pour limer des chtmins tout oou- vraie, les livres où elle a été recueillie,
[veaux. Dang ^e p^ce où Marot raconte qu'il
Il y a là autant d'erreurs que de mots, est allé , no jour de carême , aux
La succession des rimes masculines et champs, près Paris, entendre nn pas*
féminines fat inaugurée par Jean Bon- tevr qui, du haut d'an tertre, parlait
chet , un de ses contemporains. Les de foi et de charité à son petit trou-
rondeaux étaient avant lui asservis à peau, il oppose à li simplicité de son
des refrains réglés. Villon excellait entretien les subtilités ordinaires' ans
déjà dans la ballade ; quant aux trio- docteurs de la routine.
lett et mascarades, que veut dire Boi- *. On argumentait alors en latin ,
leau par ces mots? — Les genres non-, et le syllogisme triomphait dans les
veaux que créa Marot, on plutôt qu'il écoles.
imita de l'antiquité, furent VêpUre, 3. qoî eniyre ieg hommes d'orgueil,
VèUgU, Vépigramme et Yéglogue. Il de confiance arrogante en leur dialec-
préféra le vers de dix syllabes, le pins ti jne
français de tous, adopté depuis par ^ ly écpivh CM Te„ darant g(m exU
notre poésie moyenne. à Fe ft n g,était prndemineilt
Voici lepitaphe qne lui fit Jodelle : réfngié prôs de Renée, fille de LouisXlI
Qoerel, la eonr, le Piémont, l'anive» et d'Anne de Bretagne.
Me fit, «e tint, m'enterra, ma connot. 5 q^^^j^ corruptibles.
Qoerci, mon loa; la coor, tout non temps * v,w>*"0-",*° wi^Vw»im*
fent ; 6. Pour argent reçu, ou ponr plaire
Piémont met oa; et l'univers, mes vers. à des amis, ou dan:» l'intérêt de leur
i. La seolastiqne obstruait de sa propre passion (par en/r^iw).
fausse science la source même de la 7. Sordiâut (sale, déshonoré).
Du plus meschant et criminel du monde ;
Aux innocents ils sont tant inhumain»
Que content suys ne tomber en leurs mains1.
Autant comme eulx, sans cause qui soit bonne. Me 7eult de mal l'ignorante &>rbonne ; Bien ignorante elle est d'estre ennemye De 1 i trilingue et noble académie* QuY.b érigée. Il est tout manifeste Que là dedans, contre ton vueil* céleste, Est deffendu qu'on ne voyse * alléguant Hébrieu, ny grec, ny latin élégant, Disant que c'est langage d'hérétiques».
0 povres gens de sçavoir tout éthiques*, Bien faictes vray7 ce proverbe courant : Science n'a hayneum que l'ignorant.
Certes, ô Roy, si le profond des cœurs
On veult sonder de ces Sorboniqueurs*.
Trouvé sera que de toy ilz se deulent9.
Comment douloir10? mais u que grand mal te veulent
Dont19 tu as faict les Lettres et les Arts
Plus reluysants que du temps des Césars,
De Luthêriste ils m'ont donné le nom ; Qu'à droict ce soit, je leur respons que non. Luther pour moy des cieulx n'est descendu, Luther en croix n'a point esté pendu Pour mes pêches; et, tout bien advisé, Au nom de luy ne suys point baptisé1*.
Pour revenir donoques à mon propos