SUR DORAT
Dorât, qui vent tout essayer, tout feindre, Trompe à la fols et la gloire et l'amour : Il est si bien le poète dn jour.
Qu'au lendemain il ne saurait atteindre. En prose, en vers, Lubin compose; Et je ne sais par quel travers, 11 met trop de vers dans sa prose.
Et trop de prose dans ses vers.
Non, la Ilaipe au serpent n'a jamais ree- [semblé :
Le serpent siffle, et la Harpe est sifflé.
U serait long le chapelet des épigrammes inspirées par les ridicules de la vanité littéraire. £n voici encore quelques-unes!
Bien ne te semble bon, rien ne saurait te [plaire ; Veux-tu de ee chagrin te guérir désormais ? Fais des vers ; tu pourras ainsi te satisfaire : Jamais homme n'en fit qu'il ait trouvés maufvals.
Plaignez, passant, ee pauvre auteur; Las I ton eort fut bien éphémère :
Il naquit cbex son imprimeur.
Il vint mourir ches son libraire I La Harpe dit qu'il doit être immortel; Moi, qui le lis, je le troure éternel. Pour le coup, je vous tiens 1 Voyons vos v.-rs. [— A d'an ires.
— Lisez. — Nenni.— Pourquoi T — Vous me [liriex les vôtres.
Lebrun de gloire se nourrit; Aussi Toyez comme il maigrit f
(Baour-Lobmiaju)
Vos vers sont bien tournés, les rimes en sont
[belles;
Certes, les pieds y sont, mais je chercha les
[«/es.
Terminons par un madrigal de Saint-
Pavin, prévôt des marchands vert