‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 345 sur 559 · SUR DORAT · texte numérisé non relu

SUR DORAT

Dorât, qui vent tout essayer, tout feindre, Trompe à la fols et la gloire et l'amour : Il est si bien le poète dn jour.

Qu'au lendemain il ne saurait atteindre. En prose, en vers, Lubin compose; Et je ne sais par quel travers, 11 met trop de vers dans sa prose.

Et trop de prose dans ses vers.

Non, la Ilaipe au serpent n'a jamais ree- [semblé :

Le serpent siffle, et la Harpe est sifflé.

U serait long le chapelet des épigrammes inspirées par les ridicules de la vanité littéraire. £n voici encore quelques-unes!

Bien ne te semble bon, rien ne saurait te [plaire ; Veux-tu de ee chagrin te guérir désormais ? Fais des vers ; tu pourras ainsi te satisfaire : Jamais homme n'en fit qu'il ait trouvés maufvals.

Plaignez, passant, ee pauvre auteur; Las I ton eort fut bien éphémère :

Il naquit cbex son imprimeur.

Il vint mourir ches son libraire I La Harpe dit qu'il doit être immortel; Moi, qui le lis, je le troure éternel. Pour le coup, je vous tiens 1 Voyons vos v.-rs. [— A d'an ires.

— Lisez. — Nenni.— Pourquoi T — Vous me [liriex les vôtres.

Lebrun de gloire se nourrit; Aussi Toyez comme il maigrit f

(Baour-Lobmiaju)

Vos vers sont bien tournés, les rimes en sont

[belles;

Certes, les pieds y sont, mais je chercha les

[«/es.

Terminons par un madrigal de Saint-

Pavin, prévôt des marchands vert

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