‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 346 sur 559 · KELLIN DR SAINT-GELAIS · texte numérisé non relu

KELLIN DR SAINT-GELAIS

Tantost pour un plaisir, tantost pour une affaire Nos soins sont prodigués, nostre temps est perdu , Et nous songeons à la vertu Quand nous n'avons plus rien à faire *.

Un sourd fit un sourd assigner Devant un sourd dans un village, Puis s'en vint son droict entonner * ; La demande * estoit d'un fromage :

L'aultre respond du labourage; Le juge estant sur ce4 suspens Déclara bon le mariage Et les renvoya sans despens.

IS CMARLATA1V

Un charlatan* disoit en plein marché9 Qu'il monstreroit le diable 7 à tout le monde; Si *, n'y eut nul, tant fust il empesché , Qui ne courust pour voir l'esprit immonde. Lors une bourse assez large et profonde Il leur desploie, et leur dit : Gens de bien , Ouvrez vos yeux, voyez, y a t il rien •?

— Non, dit quelqu'un des plus près regardans.

— Et c'est, dit-il, le diable, oyez- vous bien, Ouvrir sa bourse, et ne voir rien dedans.

fendre, j'tj .bien aebeté Et cependant, au lien d'en devenir plus saga,

Le livre que tu m'a* preste. L'on passe tristement son âge

Et pourtant je te le renvoya. Ne voulant pas ee que l'on peut.

Je Paj lu fort exactement ; Ne pouvant plus ee que Ton vent.

Il ne m'a donné que la joye J# puis § fit ya,oir S0Q droit#

De te le rendre prompteroent.

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