Voilà une vigoureuse facture. 8* Parce We vous êles
Animum reget qui niri paret imper at. 9. Charles IX n'a guère profité dt
Vostre sceptre, et vous fit un grand roi couronné. Faites miséricorde à celui qui supplie ; Punissez l'orgueilleux qui s'arme en sa folie *.
No soyez point moqueur, ni trop haut* à la main, Vous souvenant tousjours que vous estes humain8; Ayez autour de vous personnes vénérables , Et les oyez parler volontiers à vos tables : Soyez leur auditeur, comme fut vostre ayeul, Ce grand François *, qui vit encores au cercueil»
Ne souffrez que les grands blessent le populaire ; Ne souffrez que le peuple aux grands puisse déplairj; Gouvernez vostre argent par sagesse et raison : Le prince qui ne peut gouverner sa maison, Sa femme, ses enfants et son bien domestique , Ne sçaurait gouverner une grand' république 5.
Or, sire, pour autant • que nul n'a le pouvoir De chastier'les rois qui font mal leur devoir, Punissez-vous vous-mesme, afin que la justice De Dieu, régnant sur vous, vos fautes ne punisse.
Je dis ce puissant Dieu, dont l'empire est sans bout8. Qui de son trosne assis en la terre voit tout, Et fait à un chascun 9 ses justices égales, Autant aux laboureurs qu'aux personnes royales i0.
1. C'est la traduction de ce vers : Bnue le pâture et tous, vous prendrez Dieu
(YIBGIU.J j|jit
« Épargner les peuples soumis et Gonaè eux vons fûtes pauvre et comme eax
•subjuguer les superbes. » [orphelin-
1. C'est-à-dire arrogant , hautain Dans Fénelon , Mentor dit à Télé-
(qui lève la main pour frapper ou se maque : « Quand tu seras le roaitie
faire obéir). On lit dans Malherbe : des autres hommes, souviens-toi qno
m Leur autorité les avait rendus si tu as été pauvre , faible et soufrant
hauts à la mai» qu'il n'y avait roi ni comme eux. •
magistrat qu'ils n'eussent la hardiesse 4# François /«.
de fouler aux pieds. • " n. ,, " .. . . • ,»„.*
* i* Asii- * iv » 5» République veut dire ici U cm