I. Clin (cligner, de elin*r
S. Même.
3. C'est la première fois que U mnse française a tenté ces nobles accents. Comparez ces vers de Chapelain (1595-1674). Boileau, malgré ses rigueurs, les eût goûtés, ce me semble :
Loin des murs flamboyants qnl renferment [le monde, Dans le centre ctcbé d'une elarté proronde, Die» repose en lui-même ; et, ?êtu de splen- [deur, Sans bornes, est rempli de sa propre cran- [deur.
Une triple personne en une seule essence, Le suprême pouvoir, la suprême seienoe, Bt U suprême amour, unis en trialté, Dans son règne éternel forment se majesté. De son être incréé tout est la créature; Il voit rouler sous Ini l'ordre de la Nature, Des éléments divers est l'unique lien, Le père de (a vie «t U source du bien. Tranquille possesseur de sa béatitude, Il n'a le sein troublé d'ancune inquiétnde, Et voyant tout sujet aux lois dn changement, Seal, par loi-même, en sol, dnre éternelle- [nwnt.
Ce qu'il reut une fois est une loi (étale, Qui, toujours, malgré tout, i soi-même est l<ft>«.
Sans que rien sott si fort qui * pntee {obliger A se laisser jamais ni fléchir ni changer, Da pêcheur repenti m plainte lamentable, Seule, peut «branler son vouloir immuable Et, forçant se justice et sa sévérité.
Arracher le tonnerre à son bras irrite.
Pans U poste Tltèyhile Viawl (mort en 1626), qui fut emprisonné pendant six ans, comme suspect d'athéisme, je rencontre ces vers sur la Divinité :
Tous les siècles iuy sont ] Et sa grandeur non mesurée Fait des mlnuttes et des ans Mesme trace et mesme durée; Son esprit par tout espaudu, Jusqu'en nos Ames descendu.
Voit naistre toutes nos pentées; Meamo «n dormant nés visione N'ont jamais eu d'illusions Qu'il n'ait auparavant tracées,