Du Bellay persifla gaiement ce travers érudit
Bravt'nte esprit, sur tous excellent/»»*,
Qui méprisant de vantmea abois.
As devancé, d'une hautime voix
Des savantteurs la troupe bruyanttme,
De tes doux vers le style coulantfme.
Tant estimé par les doetfeura français,
Jctiimement ordonne 'que tu sois
Par ton savoir à tous rérérencltme.
Qui, mieux que toi, gentillmie poSte
(Heur que chacun grandtinemenf souhaite !),
Façonne nn vers douct'memenf naïf?
Ah ! nul de toi, bardteuremeut en France,
N'a pourchassé Viadoctime ignorance,
Docte, doetieur et doctime Baïf.
2. La Pléiade devint une secte. Elle eût fait sagement d'écouter ce conseil que lni donnait un poêle aujourd'hui tris -inconnu, quoique supérieur à
d'autres qui firent du brnit. C'est Jean de Schelaadie (1585-1635), un digue contemporain de d'Aubigué, alliant comme lni la plume i l'épée. Voici ce qu'il disait :
J'aime Du Bartas et Ronsard; Toute censure m'est suspecte.
Quelque raison que Ton m'objecte.
De celui qui fait bande à part.
C'est fort bien d'enrichir son art.
Pourvu que trop on ne l'affecte ; Hais d'en dresser nouvelle secte 1 Notre siècle est venu trop tard.
O censeurs des mois et des rimes, Souvent vos ponces et vos Unies Otent le beau pour le joli!
En soldat j'en parle et j'en ase* Le bon ressort, non le poil, Fait le boa rouet d'erquobwel
ANTOINE DE BÀIF 453
LA GUBURB *
0 la pitié de voir la flamme qui saccage *, Dévorant sans merci les maisons d'un village! De voir dans le fauxbourg • le pauvre citoyen, Expulsé par le fer du logis qui fut sien l 0 la pitié de voir labourer* une ville! 0 la pitié de voir la campagne fertile, Faite un hideux désert! voir homnres et chevaus, Pesle-mesle entassés! voir de sang les ruisseaux!
Et quel plaisir prends-tu, race frôle et chétive, De te hâter * la mort, qui jamais n'est tardive? 0 de la bonne terre inutile fardeau, Qui dois en peu de jours t'engloutir au tombeau !
0 rois! pensez à vous; et puisque Dieu vous donne Le beau don de la paix, chacun de vous s'adonne % A l'aimer et garder; qui premier l'enfreindra 7, Qu'il tombe à la merci du roi qu'il assaudra8. Que de son ennemi sdh pays soit la proye : Qu'en son trône royal jamais ne se revoye : Jamais ceux de son sang n'y puissent revenir, Puisque la douce paix il n'a sçu maintenir9,
ÉP1TAPHB
SONNET
Brissac, le vaillant fils d'un sage et vaillant pèro, Pouvoit bien, casanant*0, du labeur paternel