‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 460 sur 559 · DESPORTES · texte numérisé non relu

DESPORTES

Dieu favorable à tous, pourquoy m'es-tu contraire? Pourquoy suis-je tout seul surchargé de travaux, Or * que l'humide nuict guide ses noirs chevaux, Et que chacun jouyst de ta grâce ordinaire?

Ton silence, où est-il î ton repos et ta paix, Et ces songes, vollans comme un nuage espais, Qui des ondes d'oubli vont lavant nos pensées?

0 frère de la Mort, que tu m'es ennemy !

Je t'invoque au secours, mais tu es endormy,

Et j'ards2, tousjours veillant en tes horreurs glacées ••

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Helas! sois-moy propice, ô mon Dieu, mon refuge! Puny-moy comme père, et non pas comme juge, Et modère un petit • le martyre où je suis ; Tune veux point la mort du pécheur plein de vico. Mais qu'il change de vie et qu'il se convertisse; Las! je le veux assez % mais sans toy je ne puis. .

Je ressemble, en mes maux, au passant miserafch, Que des brigans7 pervers la troupe impitoyable, Au val de Jéricho, pour mort avait laissé; Il ne pouvoit s'aider, sa fin estoit certaine, Si le Samaritain, d'une ame toute humaine, N'eust estanchê sa playe * et ne l'eust redressé.

1 Tanûix nue . Ta m* dédaignes seul, qui te sois tant dévot!

i. jwhm* * . Viens, Sommeil désiré, n'environner le teste,

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