Il s'adresse à Dieu, et le conjure ,n w
de veuger son peuple persécuté. Est4l 10, W es ni ï*asT-
besoin d'avertir que la passion poli- H. Qui abus (mets * bas)
tiqne et religieuse inspire cette plainte iî. Guérir a fe sens primitif de
éloquente* trotiycr, et vient do gothique mtrjan.
L,es princes n'ont point d'yeux pour voir ces grand* mer-
[veilles l; Quand tu voudras fariner, n'aurôntMls point d'oréllles7? Leurs mains ne servent plue qu'à nous persécuter? Us ont tout pour Satan, et rien pour* te porter»
Les temples du payen, du Turc, de Tidolastre, Haussent dedans * le ciel et le marbre et l' al b astre 5 Et Dieu seul, au désert pauvrement hébergé, A basti tout le monde, et n'y est pas logé ' i
Les moineaux6 ont leurs nids, lëtir* nid» lés hirondelles* On dresse quelque fuye 7 aux simples colombelles, Tout est mis à l'abri par le soin des mortels. Et Dieu, seul immortel» n'a logis ni autels.
Tu as tout l'univers, où ta gloire ofi conleiflplè*, Pour marchepied la terre, et le ciel pour un temple. Où te chassera l'homme, 6 Dieu victorieux? Tu possèdes le ciel, et leâ ôieux des haults ci eux M
Nous faisons des rochers9 les lieux eu Ton te presehe **# Un temple de restable, un autel de la crèche u; Eux, du temple t2 une estâble aux âsnes arrogants. De la saincte maison la caverne! aux brigands.
Les premiers des chrestiens prioient aux cimetières : Nous avons faict ouïr au tombeau nos prières, Faict sonner aux tombefeux le nom de Dieu le fort, Et annoncé la Vie &u logis de là mort.
Tu peux faire conter ta louange à la pierre;
Mais n'as-tu pas tousjours ton marchepied en terre?
Ne veux-tu plus avoir d'autres temples sac£é£
1. Oculos hâtent et «rti tiièbunt 1. tk fugé, fuite", refuge*
(ils ont des yeux et ne verront pas). 8# Qœll cœlorum (les espaces infi-
î. Aures habent et non audiunt (ils nis).
ont des oreilles, et n'entendent pas). 9. £a liberté de conscience était