Se costumant comme un princes
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Bastit un paranimphe* à sa belle vertu, Et qu'il n'est crocheteur ny courtaut de boutlquo Qui n'estime à vertu l'art où sa main s'applique, Et qui, paraphrasant sa gloire et son renom, Entre les vertueux ne veuille avoir du nom.
Voilà comme à présent chacun Tadultérise*, Et forme une vertu comme il plâist à sa guises. Elle est comme au marché dans les impressions4, Et s'ad jugeant au taux de nos affections, Fait que par le caprice, et non par le mérite, Le blasme et la louange au hazard se débite ; Et peut un jeune sot, suivant ce qu'il conçoit, Ou ce que par ses yeux son esprit en reçoit, Donner son jugement, en dire ce qu'il pense, Et mettre saris respect n-ostre honneur en balance 5. Mais puis que c'est le temps, méprisant les rumeurs Du peuple, laissons là le monde en ces humeurs; Et si selon son goust un chacun en peut dire, Mon goust sera, Bertault8, de n'en faire que rire7.
Vif POÈTE DB BONNE FOI
Oui, quoy qu'on puisse faire, estant homme, on no peut Ny vivre comme on doit, ny vivre comme on veut8. En la terre, icy bas, il n'habite point d'anges • : Or les moins vicieux méritent des louanges,
1. Terme de l'antiquité grecque, le poëte, ami de Desportes, l'oncle do jeune ami du marié qui, assis sur le Kegnier.
char à côté de lui , va chercher la 7# jj ^ ailleurs : fiancée» Dans l'université de Paris, ce „* i • . » .. .." mot. s'est appliqué à celui qui con- . Ce qui p,a,8tà IœiI 6a,n offens8 un déduisait à la chancellerie les candidats L.ean ,e jaunit en bile au corps du biî.eu^ désignés pour la licence, et qui après Le sang d'un hydropique en pituite se complimentait les élus. De là, on e«t [change, passé au sens de discours solennel, El fi**tomaeh g^ pourrit tout ce qu'il d'éloge* n , M „ Imange.
De la douce liqueur rosoyante du ciel