Repos. U. Transgressé
envahir hostilement ses terres sans en rien avoir esté par luy ny les siens endommagé, irrité ny provoqué ? Où est foy?oùestloy?oùest raison? où est humanité? où est crainte de DieuîGuydes-tu1 ces oultrages estre recelés es* esprits éternels et au Dieu souverain, qui est juste retributeur de nos entreprises? Si le cuydes, tu te trompes... Maist si estoit phée 3, et deust ores 4 ton heur et repos prendre fin, falloyt-il que ce fust en incommodant à mon roy, celuy par lequel tu estois estably? Si ta maison devoit ruiner, falloit-il qu'en sa ruine elle tombast sur les atres 8 de celui qui Pavait aornée 6? (Liv. 1" chap. XXXI.)
coktk* i/e«a»sti* mu cou* vàvm »
Le temps n'est plus d'ainsi conquester les royaulmes, avec dommaiges de son prochain frère chrétien : ceste imitation des anciens Hercules, Alexandres, Hannibalz, Scipions, Césars et aultres telz. est contraire à la profession de l'Évangile, par lequel nous est commandé guarder, saulver, régir et administrer chacun ses pays, non hostilement envahir les aultres. Et ce que les Sarrazins et barbares jadis appeloyent proesses, maintenant nous appelons briguanderyeset meschancetéz. Mieulx eust-il fait soy contenir en sa maison, royallement la gouvernant, que insulter en la mienne, hostilement la pillant. Car par bien la gouverner l'eust augmentée, par me piller sera destruyct» Allez-vous en on • nom de Dieu, suybvez bonne entreprise, remonstrez9 à vostre roy ses erreurs' que cognoistrez, et jamais ne le conseillez ayant esguard à vostre proufGct particulier; car avec le commun est aussi le propre perdu i9. (Chap. XLVI.) %
i. Penses-tu. 7. C'est encore Grandgousier qui