‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 92 sur 559 · Cette vieille orthographe est plus 6 Ce ^ M ^^ . rf · texte numérisé non relu

Cette vieille orthographe est plus 6 Ce ^ M ^^ . rf

voisine que la nôtre des étymologies . . T ;

latines, (coynoscere). Disons potirUnt 7* Je re*eiat hor* de moi.

qu'alors l'orthographe n'est pas fixée. 8. Que cela porte à...

Les hommes du xvr siècle ne s'appli- 9# f^.

quaient, en écrivant ^ reproduire

les sons du langage . de la une anar- .. . r #1 , . *

Se complète. Toute règle, même la Penser s0lt •» Sain> soit a la perte, .

plus rationnelle , serait ici arbitraire. **• Si vous gagnez.

Souvent, dans nne page, et jusque a. Avec qui.

dans une ligne, le même mot se pré- 13> yous fl w>

sente de deux façons différentes. Chez ' ,r .,,

Montluc , les verbes , à l'imparfait , J *• Voilà 9ue vou* «»'«« ** deses-

prennent, à la 3' personne du pluriel, P°,r'

la finale oint, oinct on iont. Les pré- 15. Chercher*

ser que vous vous puissiés acquitter de la charge que le Roy vous a baillée,- veu que vous applicqués vostre temps en unne aultre choze? Et, au lieu de songer à pipper1 vostre ennemi, vous pensés à pipper les cartes ou les dés. Cela vous divertit3 du tout de vostre charge : car vous devés estre ordinairement parmy vos soldatz, affin de les cognoître nom par nom 8, s'il vous est possible; d'aultre part, pour garder4 qu'ilz ne facent choze dont vous en puisse venir reproche du lieutennent du Roy, ny de vostre colonel ; davantage ', pour garder qu'entr'eux n'y aye aulcune mutinerie 6; car il n'y a rien plus pernitieux. en une compaignie que les muttins. Comment voulés-vous donoques avoir le cœur à tout ce qui est besoing que vous faciès en la charge que vous tenés, si vostre esprit est tousjours occuppé au jeu, en perte ou en guaing, qui vous baille cent et cent escarmouches1 le jour, et vous met hors de vousmesmes? Fuyés cela, mes compaignons 8, fuyés, je vous prie, ce meschant vice, lequel j'ay veu causer la ruine de plusieurs, non-seulement en leur bien, mais en leur honneur et réputation !

Pour le regard0 du vin, si vous y estes subjects, vous ne pouvés esviter que ne tombiés 10 en aussi grand malheur que celluy qui joue; car il n'y a rien au monde qui assopice lf tant l'esprit de l'homme, et qui le menne lt tant à dormir, que le vin. Car si vous ne bévés18 guières, par conséquent vous ne mangerés pas trop ; car le vin appelle le manger, pour plus longuement prendre le plaisir de boire : et à la fin, avant que sortir de vostre repas, estant pleins de vin et de viandes, il fault que vous vous mettes à dormir 14; qui seroit peult-ôtre au temps que vous devés estre

1. Piper , signifia d'abord siffler, l'Hermite vit périr toute la meute des contrefaire le cri des oiseaux i>onr les croisés. »

attirer; d'où le sens de tromper, puis 7. \\ veut dire lei parties engages

de voler. Ce mot vient de pipeau {pi- entre les joueurs. Ce mot procode de

pare). l'italien scaramuccia.

2. Vous détourne. 8. Il v a de la bonhomie et de la 1 3. Comme on reconnaît ici le vé- cordialité dans cette leeon.

' ritable homme de guerre! 9- p°ur ce qui regarde le vin.

; 4. Empêcher qu'ils ne fassent. 10- Q"e vou° ne t^biez.

• S. Et, qui plus est... il. Assoupisse {»s>oVn*).

. . . . A J , . 12. Le mené.

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