C. L. XI
231. Œuvres complètes. Discours sur la personne et les écrits de M. Fléchier, I, xxiv (Nîmes, 1782).
232. Epigrammes, liv. IV, xliv. (Œuv. complètes de Martial, édit. Garnier frères, I, 196.)
233. Gf. Dialogue 5 dans les Œuvres posthumes et Œuvres inédites de Vauvenargues , avec notes et commentaires de
D. -L. Gilbert; Paris, 1857; p. 20-21.
NOTES
234. Les Caractères ; chap. des Ouvrages de l’esprit. (Edit. Garnier frères, p. 26.)
235. Voici sur les goûts et les parentés littéraires de Fléchier, dans sa jeunesse, quelques autres textes :
1° De l’article : Une Ruelle poétique sous Louis XIV (15 octobre 1839) : « Elle [Mme Deshoulières] cultiva précieusement Fléchier qui le lui rendit; Fléchier, caractère noble, esprit galant, qui n’a d’autre tort que d’avoir été trop comparé par les rhéteurs à Bossuet, qu’il fallait seulement (à part son éclair sur Turenne) rapprocher de Bussy, de Pellisson, de Bouhours, et dont le portrait par lui-même est bien la plus jolie pièce sortie de l’hôtel de Rambouillet. Ce n’est pas à :\Ime Deshoulières, mais à sa fille (ou du moins à une demoiselle du même cercle) qu’il l’adressa. Vivant dans ses diocèses, à Lavaur, à Nîmes, c’est-à-dire en province, il regrettait quelque peu le monde de Paris et les belles compagnies lettrées; il était d’autant mieux resté sur le premier goût de sa jeunesse. Il correspondait à ses loisirs avec Mme Deshoulières, qui se plaignait quelquefois en vers de ses involontaires négligences :
Damon, que vous êtes peu tendre !
« Elle le traite comme un sage du Portique, et le menace d’appeler l’amour au secours de l’amitié :
Un sage être amoureux! Qu’est-ce qu’on en diroit?
[Epître ù M. Fléchier... Œuvres de Mme Deshoulières, 1764, II, 64.]
« Fléchier lui envoyait en offrande, pour l’apaiser, du miel de Narbonne. » Ici, cette note : « Ils furent tous les deux membres de l’Académie des Ricovrati de Padoue. Charles Patin, fils de Gui Patin, et qui résidait à Padoue même, intervint comme le négociateur de ces brevets. » (P. F. 374.)
2° De Port-Royal : « Fléchier, à tous égards plus voisin de Balzac que La Bruyère, avait, assure-t-on, grande estime pour lui; il en évitait l’enflure et les pensées fausses, mais il s’attachait à lui emprunter la noblesse du mouvement et l’harmonie. On conçoit cela de Fléchier, qui ne fut comparable à Bossuet qu’un jour, et qui reste bien plus ordinairement le rival en style et le pareil de Pellisson, de Bussy, surtout du premier. A voir pourtant cet hommage direct à Balzac de la part d’un écrivain si ingénieux et si poli, et le profit avoué qu’il en tire, on reconnaît vraie une partie de l’éloge donné par La Bruyère. »
[La Bruyère avait dit, et Sainte-Beuve l’avait rapporté quelques lignes plus haut : « Ronsard et Balzac ont eu, chacun dans leur genre, assez de bon et assez de mauvais pour former après eux de très grands hommes en vers et en prose ».] — Sainte-Beuve ajoute, en note : « Balzac dans Fléchier, a-t-on dit encore, c’est Balzac châtié, dégraissé, detersus. » (II, 80-81.) Cet on ne saurait être que Sainte-Beuve.
3° De l’article du 12 mai 1851, sur Mne de Scudéry, il range
Fléchier, Mascaron, Bouhours parmi les écrivains dont il dit : « Ce n’est point, qu’on veuille le remarquer, par le bon goût, par le goût sain et judicieux qu’ils brillent; ils ont tous plus ou moins gardé une teinte prononcée de 1 hôtel de Hambouillet, et ils retardaient, à certains égards, sur leur siècle. » (C. L. IV, 139.)
4° De l’article sur Madame Dacier (6 mars 1654) : avant dit de Mmo Dacier que « elle n’a point passé par l’école de Boileau, de Bacine »; que « elle est plus antique et se rattache, par M. Huet, à M. de Montausier, . . . » il ajoute : « Il y a deux sortes d’écrivains qui n’ont point passé par Boileau : les uns ayant un reste de précieux, même dans leur élégance, comme Fléchier, Pellisson; les autres restés un peu gothiques, » — parmi lesquels il met Mme Dacier. (C. L. IX, 490-491.)
5» De l’article sur l’Histoire de l’Académie française, par Pellisson et d’Olivet (19 juillet 1856) : « Fléchier, qui était du monde de Montausier, c’est-à-dire du monde le plus opposé a celui de Boileau, écrivait à Mlle Deshoulières (ces dames Deshoulières étaient d’autres ennemies de Boileau) : « Je suis bien aise que votre Cour grossisse tous les jours de quelque bel esprit qui vous rend hommage. J’espère qu’à la fin 1 Académie se tiendra chez vous et que vous y présiderez. (Octobre 1681.) » (C. L. XIV, 203 n.)