Voir sur Bourdaloue et Massillon p. 45 et
322. Le Sermon sur la Conversion de Madeleine a été réimprimé récemment dans le choix de Sermons de Bourdaloue publié par M. Gonzague Truc. Paris, Bossard, 1921.
323. Dans son article Etudes sur Biaise Pascal (octobre 1848), Sainte-Beuve cite une appréciation de Vinet sur Bourdaloue : « Parlant du grand sermonnaire et de son existence cachée, en apparence si calme, si régulière, et d’où il ne nous est parvenu qu’une parole éloquente, M. Vinet a dit : « Quels Mémoires seraient plus intéressants que ceux de ce religieux, s’il eût pu songer à les écrire? Voir, c’est vivre, et Bourdaloue, ayant beaucoup vu, a beaucoup vécu. Et que savons-nous encore s il ne vécut que par les yeux? Sa robe n’était pas cette doublure de chêne ou ce triple airain à travers lequel aucun dard ne peut pénétrer jusqu’au cœur. Le mouvement de ses artères n’était pas aussi calme et aussi régulier que l’ordonnance de ses discours. Bourdaloue était vif, il était prompt, impatient peut-être; quelques mots de son biographe, qui paraît l’avoir bien connu, laissent entrevoir qu’il y avait de la fougue dans son tempérament, et que, dans l’art de maîtriser son cœur, il déploya plus de force encore que dans l’art de maîtriser sa pensée. La régularité sévère, la facture savante d’une œuvre d’art n’est qu’au regard superficiel le signe d’un équilibre imperturbable de l’âme; les plus passionnés sont quelquefois les plus austères, et la force qui règle peut avoir le même principe que la passion qui entraîne et que l’enthousiasme qui crée. » (Port, litt., III, 507.)
324. Dans son article du 23 juin 1851 sur l’abbé Maury, Sainte- Beuve écrit ; « Il assigne à Bourdaloue son vrai rang pour l’admirable ordonnance des plans, la belle et constante unité des sujets, pour la parfaite et chrétienne justesse des développements, toujours en vue de la satisfaction de son auditoire. » (C. L. IV, 269). — Dans le même article, il écrit encore : « Maury... a remis à leur vraie place Bossuet, Bourdaloue, les vrais classiques de la chaire, » (p. 285); et : « Bourdaloue, plus égal et plus modéré [que Bossuet], nul ne l’a plus admirablement compris et défini que l’abbé Maury, dans la beauté et la fécondité incomparable de ses desseins et de ses plans, qui lui semblent des conceptions uniques, dans cet art, dans cet
NOTES
empire de gouvernement du discours, où il est sans rival, dans cette puissance de dialectique, cette marche didactique et ferme, cette force toujours croissante, cette logique exacte et serrée, cette éloquence continue du raisonnement, dans cette sûreté enfin et cette opulence de doctrine. » [Cf. pour ces deux citations : Maury : Essai sur l’ Eloquence de la chaire, Paris, 1850, p. 267 et 266]. « Il est inépuisable ainsi à le reproduire et
à l’exposer dans toutes ses qualités saines. On sent que c’est là son idéal préféré. Cette intelligence profonde de Bourdaloue me semble le chef-d’œuvre critique de Maury. » (O. 286.)
325. Quintillien : de l’ Institution oratoire, liv. VII, chap. x (édit. Garnier frères II, 288).