I. —Les prédécesseurs de Molière
Quel ({110 soit le ji^nie de Molière, nous ne devons pas lui attrilMicr la crétition de la bonne comédie.
N'oublions pas en elTet que ('ohm£ii,liï a débuté en 1629 par une comédie, .l/e7t7e, suivie de la Veuve, la Galerie du Palais, etc.. et quen 1643 il fit représenter un véritable chef-d'œuvre, le Menteur. — A la même époque, IIotrou a composé treize comédies, imitées de Plante iLes Ménechmes, Sosie, les Captifs) et de l'italien La Sœur). — Dksmarets de Saint-Sorlix fit jouer en 1637 les Visionnaires, imitées par Molière dans les Femmes savantes. — Scaruox représente le genre burlesque, a\ec Jodelet (16i5) et Don Japhet dWrinénie (1654). — Bois-Robert est l'auteur de la Belle Plaideuse (16.0 l) dont une scène a été imitée par Molière dans V Avare. — Cyraivo de Beugehac eut un grand succès avec son Pédant joué il654. qui a fourni à Molière la scène de la galère, dans les Fourberies de Scapin. — Enfin Thomas Corneille ne fut pas moins applaudi pour ses comédies que pour ses tragédies.
Signalons aussi les représentations des troupes italiennes, tant à Paris cju'en province ; Molière connut quelques-uns de leurs acteurs les plus célèbres : Scaramouche et Trivelin, et il a sans cesse imité leur fécond répertoire.