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son mamiscril, e( n'-dij^ou la Lettre à l'Académie, qui fut publii'o seuloiiient un an après .sa ipqrt (1716).
Celle lettre comprend 10 cjiapiLres. On y trouve à la fois des opinions critiques très justes et très su^},'estives (sur la rln'lnr'Kjue, où Fénolon revient à ses idées des Dinloffues, — sur lliisloire). et dauties plus discutables, quoique mêlées de traits excellents fia poélique, la tragédie, la comédie, et surfont le projet d'enrichir la langue). Appelé à se prononcer, dans le dernier chapitre, sur la querelle des anciens et des modernes, il se dérobe avec la politesse d'un grand seigneur qui craindrait de désobliger ses adversaires. Mais son hésitation même est une réponse ; et comme il choisit parmi les anciens tous les exemples qu'il oppose, comme autant de modèles et de leçons, aux écrivains de son temps (Sophocle à Racine, Térence à Molière, Démosthène et les Pères aux orateurs modernes, etc.), on peut conclure que la Lettre à l' Académie est un plaidoyer en faveur des anciens.
5. Style de Fénelon. — Le style de Fénelon est aussi dilïîcile à définir que sa personne. Il a par-dessus tout un caractère daisance aristocratique ; c'est le ton de la plus exquise conversation. 11 est attiqiie, par son élégance sobre et souple. Il est imagé et poétique, sans hardiesse et sans artifice; on dirait que d'involontaires sou\'enirs d'Homère et de Platon viennent le fleurir et le parfumer. Le défaut est une certaine fluidité un peu molle, qui pourtant a encore son charme.