Voguant en troupe, quand il vogue en troupe
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châteaux ; ils décoraient la phipaii des rivières, et même celle de la capitale, et Ton vil riiii de:> plus sensibles et des plus aimables de nos princes mcllre an nombre de ses plaisirs celui de peupler de ces beaux oiseaux les bassins de ses maisons royales; on peut encore jouir aujonrd luii du même spectacle sur les belles eaux de Cliantilly, où les cy<^nes font un des ornements de ce lieu vraiment délicieux dans lequel respire le noble <,^oûl du maître "\
•i. Buffon écrivain. — On peut reprocher à lUifTon au vrai Hull'ou. celui tle Vllistoire de l hoiume. de la Théorie île lu Terre, des Êpoquen de la nature) quelques défauts : il a le fjoûl de la noblesse et de la pompe.
Mais il a d'éminentes qualités. D'abord, bien plus qu'aucun écrivain de son temps, sans en excepter Montesquieu, il a le sentiment de Vensemhle, il domine et orf^-anise les détails, il donne à chaque partie son importance relative. — De plus, il a un style ému et éloquent, dij;ne des tableaux jrrandioses qu'il entrevoit comme des visions lointaines et auxquels il sait donner la vie. Il possède vraiment, au plus haut defjré. cette imagination scientifique voisine de la poésie: et ce n'est pas à tort qu'on la rapproché de Lucrèce ou de Pascal.