‹ Les grands écrivains français des origines à nos joursChapitre 171 sur 261 · Li:S GRANDS lîClUVAINS FRANÇAIS · texte numérisé non relu

Li:S GRANDS lîClUVAINS FRANÇAIS

tisme. Il est tlonc bien magnanime Tefrort de donner une j)artie de son revenu pour sauver tout ce qu'on possètle ! Eh ! Messieurs, ce n'est là que de la simple arithmétique, et celui qui hésitera ne peut désarmer rindiji^nation que par le mépris que peut inspirer sa stupidité. Oui, Messieurs, c'est la prudence la plus ordinaire, la sagesse la plus triviale, c'est votre intérêt le plus grossier que j'invoque.

Je ne vous dis plus, comme autrefois : Donnerez-vous, les premiers aux nations, le spectacle d'un peuple assemblé pour manquer à la foi publique? Je ne vous dis })lus : Eh ! quels titres avez-vous à la liberté, quels moyens vous resteront pour la maintenir, si dès voire premier pas vous surpassez les turpitudes des gouvernements les plus corrompus, si le besoin de votre concours et de ^•otre surveillance n'est pas le garant de votre Constitution ? Je vous dis : A ous serez tous entraînés dans la ruine universelle, et les premiers intéressés au sacrifice que le gouvernement vous demande, c'est vous-mêmes.

Votez donc ce subside extraordinaire et puisse-t-il être suffisant ! A otez-le, parce que, si vous avez des doutes sur les moyens fdoutes vagues et non éclairés), vous n'en avez pas sur sa nécessité, et sur notre impuissance à le remplacer, immédiatement du moins. Votezle, parce que les circonstances politiques ne souffrent aucun retard, et que nous serions comptables de tout délai. Gardez-vous de demander du temps ; le malheur n'en accorde jamais... Ah ! Messieurs, à propos d'une ridicule motion du Palais-Royal, d'une risible insurrection qui n'eut jamais d'importance qu€ dans les imaginations faibles ou les desseins pervers de quelques hommes de mauvaise foi, vous avez entendu naguère ces mots forcenés : CaUlina est aux portes de Borne, et l'on délibère! et certes, il n'y avait autour de nous ni Catilina, ni péril, ni factions, ni Rome... Mais aujour-

dluu la banqueroute, h. hideuse banqueroute est là ; elle menace de consumer vous, vos propriétés, votre honneur, et vous délibère/. ?...

(Septembre 1/89.)

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