‹ Les grands écrivains français des origines à nos joursChapitre 3 sur 261 · livre, être combmes pa. les mj.. .^,^ ^^^ ;^ Fo · texte numérisé non relu

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l\ PREFACE

Ivçot) il réciter, el cette leçon sera double, puisqu'elle se composera de quelcpies paragraphes (rhistoire littéraire (en petit texte , et d'un certain nombre de lignes prises dans une des citations (g^ros texte); — puis le professeur fera continuer l'explication du morceau que Ton a commencé d'apprendre, et pourra en faire expliquer un autre, non destiné à la récitation, mais qui aura dû être préparé par écrit ou oralement.

Nous espérons que le volume ainsi composé olTrira tout particulièrement des avantages pour les classes où le temps consacré aux études littéraires est forcément plus réduit, ainsi dans les sections C. D. de Seconde et de Première des Lycées, et dans les classes de l'enseignement primaire supérieur. La précision des notions d'histoire littéraire, et l'abondance des textes cités, sont une garantie des services pratiques que cet ouvrage doit rendre aux élèves qui préparent en un temps relativement court un programme très étendu.

Nous accueillerons avec la plus vive reconnaissance les observations que nos collègues voudraient bien nous adresser soit pour les proportions des diverses parties, soit pour le choix des textes cités.

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CHAPlTlîK l'

^P^d^MIERS TEXTES. — DIVISIONS DU MOYEN AGE.

/ • / I. — Origines de la langue française.

1. Le français vient du latin. — Les Romains lirent la conquête de la Gaule au premier siècle avant notre ère. Ils établirent clans les principales villes des tribunaux et des écoles, où Ion parlait exclusivement la langue latine. Bientôt la prédication chrétienne contribua elle aussi à la dilTusion du latin dont rÉj,'lise faisait son lan{j:age liturgique. Les monastères, nombreux en Gaule dès le iv" siècle, devinrent autant de centres on tous ceux qui voulaient obtenir un jour des fonctions civiles ou (ecclésiastiques pouvaient venir apprendre le latin.

Tandis que les lettrés, laïques ou clercs, s'efTorçaient de parler et d'écrire un latin pur et correct, le peuple essayait de reproduire par la prononciation les mots qu'il entendait, et dont il ne percevait distinctement que les syllabes accentuées. Peu à peu.se forma, selon des lois inconscientes et instinctives, vine langue nouvelle, qui n'était plus le latin de César et de Cicéron. cl qui nV'tait pas encore le iVançais ; ce fut la lancine romane.

2. Subdivisions de la langue romane. — Sur le sol de la < iaule, le roman se subdivise en deux grands dialectes : la langue d'oc et la lançfue d'oïl, ainsi désignées par le mot qui. dans chacun deux, signiliait oui latin hoc, et hoc illud). La langue d'oïl se pailait dans la région septentrionale: la langue doc, dans la région méridionale : une ligne »[ui irait de (irenoble à La Hochelle, en passant par Lyon, Clermont, Limoges, établirait approximativement la séparation des deux langues. Chacun de ces grands dialectes se subdivisait lui-même : la langue d'oc comprenait le provençal, le lanfiuedocien. ]e d.niphinois, Vaii-

firnnds écrivains. 1

1' LbS (iHANUS KCHIV.MNS FRANÇAIS

vercfiint, le liinmisiii ; — la lantfue d'oii : [a picurd. le hourf/ui- 7/10/j, le nonnnnd, le poitevin. Le dialecte /'mnçt/ts (parlé dans rilo-de-France) devait dominer peu à peu tous les autres, et, à partir du wi" siècle, devenir la langue littéraire uniforme et uni(juf.

3. Régies essentielles du romau. — a) Pour Tétymologie, la règli' londameulale est la persistance de la syllabe Hccenluée du mot latin; cette syllabe devient l'élément constitutif du mot roman; tout ce qui la précède ou la suit immédiatement disparait ou s altère. — h) Le romnn conserve jusqu'au début du xiv» siècle une déclinaison. Des six cas que possédait le latin, il n'en garde que deux : le cas sujet et le cas régime : la lettre s placée à ia désuience caractérise le cas-sujet du singulier et le cas-régime du pluriel.

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