II. — Historiens et auteurs de mémoires
Le x\v siècle abonde en historiens et en auteurs de mémoires, j Selon la tradition établie par les chroniqueurs tels que Villehar- 1| douin et .Toinville, les grands seigneurs qui jouèrent un rôle actif dans les guerres d'Italie ou dans le? troubles civils, voulurent laisser à la postérité le récit de leurs exploits ou l'apologie de leur conduite.
Nous en distinguerons deux principaux.
1. Biaise de Montluc 1502-1577). — Montluc acquit, dans les guerres d'Italie, sous Heni-i II. le renom d'un général à la fois très brave et très habile; sa défense de Sienne restera un des plus glorieux épisodes de notre histoire militaire. Malheureusement, Montluc fit preuve, pendant les guerres de religion, dune cruauté restée légendaire. Il ne quitta le service qu'en 1570, après avoir reçu, au siège de Rabastens, une horrible blessure qui le défigura et le força de porter un masque jusqu'à la fin de sa vie. C'est dans cette retraite qu'il dicta ses Commentaires, dédiés à ses anciens compagnons d'armes, et que Henri IV appelait la Bihle du soldat.
On verra, en le lisant, avec quelle verve toute gasconne, mais sans vantardise comme sans fausse humilité. Montluc sait
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