I .'^"^ M> (.HANDS l';CKnAl.N> tHANl.^VlS
salle des l'Jlats. Ici, dcsci-iptioii des tapisseries qui ornent cetttî salle, et qui représentent de« sujets anciens ou modernes, dont les auteurs tii'ent des allumions piquantes aux personnajfcs contemporains. — Après que chacun a pris place, et que l'on a arrétô l'ordre des séances, commence la série des harangues : M. le lAeulenunl (Mayenne prend le premier la parole; puis M. le Lécjat. le curdinul de Pelevé, M. de Lyon, le recteur Hose,M. de liieux, et M. Daabrui/. La séance est levée. Il y a une nouvelle description de tubleàiix « qui étaient étalés sur les degiés de l'escalier », et qui sont, comme les tapisseries, des sujets à allusions. — La Satyre se termine sur quelques pièces de vers, en français et en latin, dont la dernière est intitulée: ,A mademoi^ selle ma commère, sur le trépas de son une.
Sur les sept discours prononcés aux Etats, les six premiers sont composés selon le même procédé : l'orateur y dit tout le contraire de ce qu'il devrait dire. Il semble que Mayenne, le recteur, M. de Rieux, etc.. soient le jouet d'une fatalité qui les oblige à découvrir malgré eux les mobiles secrets de levu- con* duite ; ou qu'hypnotisés par un médium, ils sont enfin forcés d'être sincères, et de remplacer la haranfj^ue artificieuse qu'ils l avaient dû préparer pour couvrir de beaux arguments spécieux leur conduite, par un aveu ingénu et cynique des \ rais motifs qui les font agir. Le procédé, très spirituel. dtM ient à la longue un peu fatigant. — A cette série de discours transposés, succède la harangue de Daubray ; et cette fois, c'est la raison qui pai-le, avec autant de sincérité que d'éloquence. Le député du Tiers fait un tableau saisissant des maux qui accablent les Parisiens ; il y oppose les avantages de la paix et le souvenir de la prospérité passée ; il croit que le seul remède est dans limmédiaté reconnaissance du seul roi légitime, Henri IV. On peut reprocher à cette harangue quelques longueurs ; on peut surtout constater que Daubray est plutôt sensible aux maux matériels et qu'il insiste trop sur le confortable, sur la bonne chère, sur le prix de la vie. Qu'on admire donc son éloquence, rien de plus juste ; qu'on estime que de tels arguments étaient, en l'espèce, les meilleurs dont un bourgeois de Paris pût et dût se servir; mais que l'on se garde d'en trop idéaliser la portée.
Nous donnons un fragment important de cette harangue ;
Harangue de Daubray pour le tiers état (lb94) ^ (Par Pierre Pithou).
...0 Paris qui n'est plus Paris, mais une speiunque *