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Ir()ni|)eric qui s'étend à un si yrund nombre de personnes est moins une iVaude qu'une conquête^. Cela étant, Monsieur, je ne doute point que MM. de TAcadémie ' ne se trouvent bien empêchés dans le jugement de votre procès, et que d'un côté vos raisons ne les ébranlent et de l'autre l'approbation publique ne les retienne. Ainsi vous l'emportez dans le cabinet, et il a gagné au théâtre. Si le Cid est coupable, c'est un crime qui a eu récompense ; s'il est puni, ce sera après avoir triomphé. S'il faut que Phiton le bannisse de la République, il faut qu'il le couronne de fleurs en le bannissant, et ne le traite pas plus mal qu'il a traité autrefois Homère. Si Aristote trouve quelque chose à désirer en sa conduite, ildoit le laisser jouirde sa bonne fortune, et ne pas condamner un dessein que le succès a justifié. \ous êtes trop bon pour en vouloir davantage. \'ous savez qu'on apporte souvent du tempérament ** aux lois, et que Téquité conserve ce que la justice pourrait ruiner. Ne vous attachez point avec tant de scrupule à la souveraine Raison. Qui voudrait la contenter, et suivre ses desseins et sa régularité, serait obligé de lui bâtir une nouvelle nature des choses, et lui aller chercher des idées ^ au-dessus du ciel. Je parle pour mon intérêt : si vous la ^ croyez, vous ne trouverez rien qui mérite d'être aimé, et par conséquent je suis en hasard de perdre vos bonnes grâces, bien qu'elles me soient extrêmement chères, et que je sois passionnément,
Monsieur, votre, etc.. Ralzac.
3, Cf. ces déclarations si liJjérales cl si intelligentes de Balzac aux relierions de Molière sur les règles (Critique de l'École des Femmes) cl (le Racine (Préface de Bérénice). — 4. L'Académie préparait alor»,, pour obéir à Richelieu, sc:>i Sentiments sur le C/d, publiés en novembre 1037. — .5. Tempérament, adoucissement ( le latin iemperare signifie : modérer). — ê. Idées., au sens où Platon prend ce mot. Les idées sont les tyi:>es absolus dont nous n'apercevons ici-bas que des apparences. — 7. La raison.
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Kn hîl3. Hal/ac écrivit à Corneille hii-niènie, poui" le remercier (le lui avoir envoyé un exemplaire de C/n«a; c'est clans cette lettre qu'il appelle Emilie « une adorable furie ».
Halzac ne s'est pas borné à rédif^-er des lettres. Il a donné plusieurs ouvrages, tejs que : Le Prince, éloj^e indirect do
luis Xlll : Afislippe ou Li Cour, dissertation polit itpie ; le
'>ir!iti'chrétien. Le style en est. comme celui des lettres, un peu
itiulu, trop oratoire: maison ne saiwait lui rel'useï* le nombre,
la solidité, lu (frandeur. On peut dire qu'il a rendu à notre i)rose
l<s mèn>es servipcs que Malherbe à notre poésie.