Alexandre Hardy (1569-1630) fut pendant de longues
imées le fournisseur attitré de la troupe des comédiens qui
itait établie à l'Hôtel de Houi-gogne depuis 1599. lia composé,
lit-on. prèsdeSOO pièces : tragédies, tragi-comédies, pastorales.
Nous n'en possédons qu'une quarantaine, imprimées de 1623 à
•>L'S. Hardy n'est pas encore un classi(iue ; ses tragédies ne pré-
•ntent, ni pour le fond, ni pour la forme, des types définitifs
in genre. Mais il a le don de l'invention, et il sait déjà limiter
-es sujets à la crise morale.
'1. Théophile de Viau 1590-1626 . célèbre aussi comme poète .yrique et comme adversaire de Malherbe, a comi)osé des pastorales et une tragédie, Pyrame et Thishé, dont ou cite volontiers deux vers ridicules, sur le poignard qui rougit pour s'être lâchement souillé du sang de son maître. La pièce vilut mieux
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que sa réputation ; elle a parl'ois de la délicatesse et suiloul de la poésie.
'^. Mairet (1604-1686) est le véritable précurseui* de Corneille, Il a donné le premier une traffédie qui, pur le choix du sujet, la qualité des héros, la stricte obser\-ation des trois unités, et le style soutenu, est classique. C'est Sophonishe, représentée en 1634, deux ans avant le Cid. — D'abord ami de (Corneille, Mairet se comporta assez sottement pendant la querelle du Cid; mais que l'on juj^e de son dépit devant le succès de son rival! Aussi, après 1636, abandonne-t-il la tragédie pour la trayi-comédie