ER US SUN
"Noble 27
tat
ire pas;
rit /nno-
teur du iprendre . Le chef près lui, c le petit avait pas
écouter na bousble petit
t que la volonté, brcier, ce eurs, est
‘e chose ans n’en
et toute pable de n esprit ber euxks de se
peuple ; e maubusé de ps Veux.
mn : Enr.
RATS RE de
af
"Er hienlens 2
Je ne convainquis pas davantage les Esquimaux avec mes allumettes ; mais, à leur encontre, du moins, je pus leur rendre les risées qu'ils avaient faites de moi avec leur Pilate. Ces gens simples ne m’eurent pas plutôt vu allumer un de ces petits bâtons en le frottant contre mon vêtement, qu'ils s'empressèrent de l'éteindre afin de se procurer le plaisir dele rallumer eux-mêmes en renouvelant l'opération.
Naturellement, ils ne purent y parverir ; ils s’escrimèrent en vaines tentatives, et je passai décidément pour un Anrégok des plus puissants.
Ainsi se passa notre matinée. Sur ces entrefaites, Z{lamma servit le diner. En voici le menu sans carte :
Premier service : viande de renne crue, tant soit peu dégelée sur la lampe qui l’a aromatisée de sa fumée huileuse ; lard de baleine rosat, entregelé.
Deuxième service : aileron de marsouin, et huile de phoque proprement filtrée.
Dessert : moelles de renne crues. Boisson pour moi, du thé. Glaces à discrétion.
Est-1l besoin d'ajouter que je m'abstins de toucher à ces mets absurdes et écœurants? Je fis pourtant une exception pour la moelle de renne, dont j'avais appris à apprécier le goût délicat et exquis.
Le repas fini, les deux Esquimaux sortirent pour aller visiter leurs trappes à renards et à martres zibelines, me laissant seul avec les trois femmes. Certes, il fallait que ces deux hommes mariés, si jaloux la veille, eussent bien vite coneu de moi une haute idée pour me confier ainsi la garde de leur ménage. Que de progrès j'avais fait en un seul jour dans leur esprit et leur confiance!
Sidajen me demanda la permission d'aller visiter les autres huttes, ce que je lui accordaiï.
Les femmes de mes hôtes avaient de petites croix bleues tatouées aux cemmissures des joues, et une série de petits
: de l'eau:
traits parallèles de la bouche au bout du menton. Les mêmes ornements se font remarquer sur les portraits des almées égyptiennes exposées au Jardin des Plantes, à Paris.
Je remarquai sur le corps de ces créatures de nombreuses cicatrices, soit que ce fussent d'anciennes caresses du couteau marital, ou des marques d'éruptions tuméreuses et scrofuleuses.
Dans le but de me récréer, ces dames entonnèrent un chant esquimau qu’elles accompagnèrent de gestes et d’une pantomime expressive. Comme je n'y distinguais que des éh! yan yan, éh ! répétés à satiét?, ce n’était pas bien difficile à retenir. Je m'empressai de faire chorus avec elles, en entonnant la tierce en dessous pour faire l'accord en faux-bourdon.
Elles en furent dans l'admiration.
Afin de ne pas demeurer en arrière de bons procédés, je notai vivement au crayon deux ou trois des airs qu'elles répétaient, je traduisis, à l’aide d'un vocabulaire que je composais depuis que j'étais avec les Esquimaux, un hymne français et l’appliquai à l’air si doux et si naïf de la chanson de Lautrec, dans le Dernier des Abencérages :
Combien j'ai douce souvenance….
puis je le leur chantai.
Les pauvres femmes battrent des mains en signe de joie, et, si je les eusse laissées faire, elles m'auraient embrassé volontiers.
Quand leurs maris rentrèrent de leur chasse, il y avait grand concert dans l'iglou, et l'enthousiasme des délettanti éminins était à son apogée. Il se communiqua aux deux hommes, qui firent aussitôt chorus et répétèrent mon hymne jusqu’à ce qu'ils l'eussent appris.
« Comment a-t-il pu faire cela en si peu de temps?» se disaient-ils. C'était là pour eux un problème.
oh 2206 PU a PR RE FR TN nn
Fal he
F à FT Pen
ton. Les raits des , à Paris.
de nom-
| caresses méreuses
èrent un s et d’une que des ien diffirec elles, ccord en
procédés, s qu'elles re que je n hymne la chan-
signe de auraient
il y avait dilettanti aux deux n hymne
emps ? »
are
HE eh EC FT
js
ré.
ÈS
Et pourtant j'ose assurer, sans me flatter, que les paroles de mon chant étaient d'un ordre un peu plus relevé que le thème matériel de ce pasteur anglican qui, plus tard, dans une occasion semblable et probablement pour marcher en tout sur mes brisées, composa sur ie bonheur des élus la strophe si-cocasse que voici :
Kreylark iglou Kouyok tehouitor,
Touktouk anhéyok Krayanapa!
Ce qui signifie, en traduisant librement :
« La demeure céleste n’est pas mauvaise ; « On y voit beaucoup de viande de renne.
« Grand merci! »
Il avait de l'esprit, ce bon ministre.
Le concert fini, Noulloumallok passa mystérieusement sa main sous sa blouse, qu'il n'avait point encore dépouillée, et en tira un magnifique renard noir de 15 francs. Cette exhibition inattendue fut accueillie par des hourras prolongés.
Aussitôt tous, comme d’un commun accord, me regardèrent en s'écriant : « Matchi! matchi! Merci! merci! >
Ces bonnes gens étaient persuadés que c'était là un don de ma générosité, de mon pouvoir occulte. Je vous assure, chers lecteurs, qu'il y a dans le calendrier une foule de saints qui n'ont pas fait autant de miracles que ces cœurs simples m'en onf attribués bien innocemment pendant mon séjour chez eux.
Je crus, un moment, que le chef, confondu à la vue d'une telle merveille, allait s'écrier, comme jadis le centurion : « Retirez-vous de moi, Seigneur, car je ne suis pas digne que vous demeuriez dans ma maison, »
Je suis persuadé que ma réputation de thaumaturge à grandi avec le temps, qu’elle a pris des proportions considérables, et que mes amis d’Anderson ne parlent qu'avec
enthousiasme et les larmes aux yeux du grand pouvoir de ce Blanc vêtu de noir et fils du soleil, qui prenait ses repas lorsqu'un petit soleil qu'il tenait en poche le lui conseillait, quiseguidait,en marche, d'après un petit tourniquet, qui n’avait qu'à frotter un morceau de bois sur sa manche pour l’enflammer, et qui leur procurait des renards noirs en regardant dans un livre. Oh! le grand homme, le grand homme!
Ce jour-là, Znnonarana parut convaincu que, s’il voulait m'inculquer une haute idée de son propre mérite et du génie de sa nation, il ne devait pas se contenter d’engloutir trois kilogrammes de chair crue par jour, de ronfler sur le dos, dans sa robe d'ours blanc, ou d’avaler la fumée de sa pipe lilliputienne. II commença donc à chanter aussi, passant en revue tout son répertoire d'homme de médecine.
Sa science musicale exhibée, il voulut me montrer ce qu'il pouvait comme dessinateur ; il prit donc sur une étagère une boîte circulaire exactement semblable à ces massepains qui contiennent les joujoux du Beaujolais; puis, avec de l’ocre rouge et du charbon détrempés d'huile, il y traça une scène de chasse au renne, et une autre de pêche à la baleine, et me le donna.
Enfin il alla chercher un coffret, œuvre de ses mains, et il en étala avec complaisance le contenu à mes yeux, ayant grand soin de me prévenir que c’étaient des bijoux fort rares que tout le monde n'avait pas. Or ce trésor contenait simplement des coquillages, des pierres polies ramassés sur les grèves, des cailloux de jade et de serpentine, des dards ébauchés et d'autres achevés et vraiment beaux, des queues de faucon disposées en éventail, un petit #rayak en miniature, des pipes à demi forgées et mille autres bibelots.
De l’ethnographie il passa à la géographie. Il saisit du charbon et, sur le revers d’une peau, il me dessina nettement les contours du rivage de la mer depuis la baie Franklin jusqu'aux bouches du Mackenzie, le canal ou tka-
resserre
ee