CHAPITRE XII
ARVIOUNA.
Farnille d’Arviouna. — Ses exploits précoces. — Portrait physique
et moral. — Génie artistique des /nnoït. — Caractère volontaire d’Arviouna. -— Sa propension au meurtre. — Sa sensibilité. —
Trépas inopiné de Tchia-wétl8. — Immoralité et impiété des jeunes Esquimaux.
Sous ce titre, je résume en quelques lignes mes appréciations sur un jeune Esquimau que je m'étais attaché le 11 juillet 1870, au fort Mar Pherson, à mon retour de l'Aliska, que je conduisis avec moi à ma résidence du fort Bonne-Espérance, et que je gardai jusqu’en automne de la même année.
Je présente ce portrait à la méditation des lecteurs comme un spécimen de la nation esquimaude. J'avais pu étudier Arviouna tout à mon aise, car il avait été mon pupille, mon commensal et mon hôte pendant deux mois, en même temps que mon maitre de langue esquimaude.
Les apologistes de l'homme de la nature, pas plus que les partisans du progressisme darwinien, ne pourront me reprocher d'avoir offert à leur examen un homme mr, dévoré de passions, perdu de vices, estampillé par le stigmate des crimes ; car 4rviouna était un enfant de quatorze à quinze ans, fils d'un chef décédé de la rougeole en 1865, élevé par sa tante, qui étaitmariée à Tsapoutaytok, un autre chef, n'ayant reçu aucune notion de religion et sevré des
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