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les Parthes, et celui-ci lui confie ses espérances.
Ses victoires sur les Parthes 1 il ne se bornera point aux Parthes.
Il va montrer que les exploits de Lucullus contre Tigrane, et de Pompée contre Mithridate ne sont que des jeux d'enfant.
Il va renouveler la marche triomphante^ d'Alexandre, pénétrer par la Bactriane dans rinde, et ne s'arrêter qu'à la mer extérieure.
Et cependant, le décret qui nommait Crassus proconsul en Syrie ne disait pas un mot de là guerre par ihique.
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Mais toul le monde savait que c'était Vidée fixe de Crassus.
Jusqu'à César, qui lui écrivait de la Gaule pour louer son projet et pour l'inviter à l'accomplir.
•Quanta Pompée, Plutarque, à cette épo-.
que, ne parle que de ses amours.
Promener sa femme par toute l'Italie, est l'acte le plus important de son consulat.
Il la montre aux populations, il veut que Ton admire celle qu'il aime.
Et du côté de Julie, il n'est bruit que de son attachement pour Pompée.
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Au milieu des légèretés coi\|ugales de répoque, c'est un •scandalQ qu'un pardi amour d'une femme de vingt ans pour un mari de cinquante.
Aussi Plutarque se croit-il oblige do donner de bonnes raisons à cet amour.
(K Cette tendresse s'^éxptiqoe, dit-Il, par la sagesse de son mari et par une gravité naturelle à Pompée, qui, n'ayant rien d*austère, rendait sa société douce et charmante. »
Et ces détails sur l'intimité, on peut y croire, car qui les donnait? Une femme
qui devait j'y connaître : la cwrtiswe Flora.
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Mais par malheur Pompée ne pouvait pas toujours être près de sa femme.
On allait nommer de nouveaux édiles.
Comme consul, Pompée devait présider l'élection.
Il se rendit au Champ-de-Mars ; Vélection fut orageuse; on en vint aux mains;
plusieurs personnes furent tuées et bles-
sées près d« Pompée ; le sang jaillit jusque
sur sa toge.
Il fallait en changer.
A la, vue de ce sang, Julie crut son mari assassiné et s éyaaouit.
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Elle était enceinte.
L'évanouissement fut long : il avait atteint aux sources de la vie ; l'enfant fui frappé dans le sein de sa mère..
Julie accoucha d'un enfant mort.
Ce petit drame domestique attira l'intérêt de Rome sur Pompée et fit croire à l'amour réel de la femme pour le mari.
Trois mois après, Rome eut une nouvelle preuve de cet amour ; on annonça offlciellement aux clients du mont Albain que Julie était enceinte.
Était-ce pour se populariser, étaîtH}e
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pour fêler celle bonne nouvelle que Pompée donna des jeux?
Peu importait à Rome, elle allait s'amuser.
Pompée disait que c^était pour célébrer la dédicace de Vénus victorieuse.
Ces jeux que Pompée allait donner à Rome, c'étaient des chasses de bêtes.
Ovy les chasses de bêtes étaient le spectacle dont les Romains étaient le plus friands.
Elles remontaient déjà à plus de deux siècles.
La première qui avait eu lieu avait été à la fois magnifique et terrible.
Vers Fan 503 de Rome, on avait tué dans le Cirque, à coups de flèches et de javelots, U2 éléphants.
C'était, non pas un luxe, mais une nécessité. Ces éléphants avaient été pris dans une bataille contre les Carthaginois, et la République, trop pauvre pour les nourrir, trop prudente pour les donner à ses alliés, ii¥titt opdoraiô^^ils fnsseot nm à mort.
L'an 583, aux jeux donnés par SoîpioHi Nasica et P. Lentulus, on avait vu combattre soixante-trois panthères et quarante autres animaux tant ours qu'éléphants.
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M» Sçaurus inventa, lui, quelque chose de nouveau pour les jeux de son édililé ; il fit transporter à Rome un hippopotame et dnq crocodiles ^our lesquels il fit creuser tm bassin.
L'an 655, Clodius Pulobw, saoç dottle te père de notre Clodius, fit, pendant son éélHté eurole, combattre des éléphants.
Up smyl^ oitoyen, {K^mmé P. Serviîiua^
s'était acquis une sorte de célébrité pew avoir donné une chasse où Ton avait tué ftretsMKils ôups, et autant de panthères et de léopards.
SyUa, préltur^ avait donné wo^ ohmse dt eSQi Uoiis à erinière, (^8sVi«à*<dire é^ l'Atlas; — les licMMde Numidie, d'AJbyissH
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nie et de rVémen sont privés de cet ornement.
Enfin, enchérissant sur le tout, Pompée, cette fois, donnait une chasse de six cents lions, dont trois cent quinze à crinière, et de vingt éléphants.
Des bestiaires et des criminels combattirent contre les lions ; des Gétules, armés de flèches et de javelots, contre les éléphants.
Un ancien sén a tus -consulte défendait d'amener des panthères en Italie.
On craignait sans doute qu'un couple de ces ajiimaux, venant à se sauver, ne se propageât et ne fît des ravages.
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Mais Tan 670, c'est-à-dire trente ans avant l'époque où nous sommes arrivés, le tribun C. Aufidius porta la question devant le peuple.
Le peuple, à qui il était égal que quelques provinciaux fussent mangés, cassa le sénatus-consulte.
Scaurus saisit la balle au bond, profita de l'abolition de la loi, et fit égorger cent cinquante panthères dans les jeux de son édiUté.
Pompée, dans son premier consulat ^ avait été jusqu'à quatre cent dix.
Maintenant, la question qu'on se fait en voyant de pareilles profusions, c'est où et
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oomnaèût on prenait trois oéttts MôUs â 6rî-
ûièrô pour les venir égôf gêr dfevàût le peuple fomata.
C'était bien simple.
À Certains peuples, on imposait des tributs d'argent, à d'autres, des tributs de bêtes féroces.
L'Afrique était imposée de cette dernière façon.
Maintenant, quelle effroyable quantité de bêles féroces nourrissait donc l'Afrique i cette époque-là, que l'on pût Cù tltêr, sans l'épuiftef , de pareilles oonif Ibutions?
Puis jugez donc ce que c'était qu'une battue où il était ordonoé au chasser es
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prendre l© gibier Vivant sans le frapper ni le bkfsserl
Et quel gibier 1
Des hippopotames, des crocodiles, des panthères, des Uons, des rhinocéros et des éléphants.
En attendant les jeux, ces animaux étaient enfermés dans des cages ; le peuple était admis à les visiter, et il avait cette double joie de les voir d'abord combattre en imagination et ensuite en réalité.
Pompée était arrivé au point culminant de son bonheur et de sa fortune.
Un malheur privé allait ôtre le premier avertissemen t du des tin .
Julie ne s'était jamais bien remise du saisissement que lui avait causée la vue des vêtements de Pompée teints de sang.
La seconde grossesse avait été maladive, et elle mourut pendant le travail.
L'enfant fut tiré de son sein vivant, mais au bout d'une senmine il mourut à son tour.
Pompée était au désespoir.
11 voulait inhumer sa femme dans sa villa du mont Albain pour avoir toujours son tombeau sous les yeux ; mais le peuple fit irruption dans son palais, s'empara de force du cadavre et remporta au Champ-de- Mars.
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Là, il fut brûlé en grande pompe avec des parfums et des aromates.
Mais, chose étrange, c'était à la fille de César absent, non à la femme de Pompée présent, que le peuple faisait honneur.
Et le nom de César courut d'un bout à l'autre de la ville, à propos de cette occasion, comme il faisait du reste à tout propos.
Jamais on ne s'était tant occupé de lui que pendant cette absence.
Crassus faisait les préparatifs de son départ pour la Syrie.
Mais avant que Crassus partît, un grand
événement devait s'accomplir à Rome, m 9